• L’Académie de Paris prévoit 162 fermetures de classes à la rentrée prochaine.
  • Plusieurs syndicats de la Ville de Paris appellent à fermer tous les services périscolaires du 11 au 22 mai.
  • L’intersyndicale dénonce les suspensions automatiques des agents, qui compliquent des conditions de travail déjà difficiles.

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Scandale dans le périscolaire : l’onde de choc des violences sexuelles

La colère gronde. Dans un communiqué commun signé par sept organisations syndicales de la Ville de Paris –  Unsa, SUPAP-FSU, CFDT, CGT, FO, UCP et CFTC, l’intersyndicale a appelé à une grève des services périscolaires parisiens entre les lundi 11 et vendredi 22 mai prochains. Les raisons de cette fronde sont liées au « nombre de suppressions de postes et de fermetures de classes étant considérable, notamment à Paris (…) qui aura un impact important sur l’organisation de la rentrée scolaire 2026 », relève la FSU-SNUipp Paris dans un communiqué ce mardi 5 mai.

Une prise de parole du syndicat parisien qui n’est pas anodine. Ce mardi, l’Académie de Paris avait planifié le Conseil départemental de l’Éducation nationale (CDEN) au lendemain de la rentrée des congés de printemps, malgré une demande de report de l’intersyndicale laissée sans réponse. Cette instance, réunissant les représentants du personnel, des parents d’élèves, les élus de la Ville de Paris et l’administration, « nécessite un travail important auprès des  162 écoles touchées par une fermeture de classe cette année, qu’il est impossible de faire en vingt-quatre heures », a déploré le syndicat.

La « tolérance zéro » d’Emmanuel Grégoire dans le viseur de l’intersyndicale

Révoltés par « le mépris et le manque profond de considération » de la rectrice de l’Académie de Paris à l’égard « de l’engagement des représentants du personnel, des parents d’élèves et de la dégradation du service public d’éducation », l’intersyndicale appelle les personnels à se mobiliser du 11 au 22 mai, afin « d’imposer à la municipalité de répondre à (leurs) revendications ». Une grève du périscolaire pour exiger « l’annulation des suppressions de postes, la réduction des effectifs dans toutes les classes, la création de postes de remplaçants, d’enseignants spécialisés, d’AESH et de tous les postes de titulaires nécessaires et en nombre suffisant pour garantir la qualité du service public d’éducation. »

Élu à la mairie de Paris en mars dernier, Emmanuel Grégoire a fait du périscolaire parisien l’une de ses priorités. Dans la capitale, 78 agents ont été suspendus depuis le début de l’année 2026, dont 31 agents pour des suspicions de violences sexuelles dans des écoles. Face au scandale, le maire socialiste a décidé la suspension automatique d’agents du périscolaire dès le moindre signalement de comportements problématiques avec des enfants. « Paris passe du laxisme à la chasse aux sorcières sans plus de discernement. (…) Les écoles craquent », a déploré l’intersyndicale dans son communiqué commun. Mardi 19 mai, un rassemblement est organisé à 14h devant la Direction des affaires scolaires de Paris (DASCO).

Charlotte JOYEUX

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