• Les agents de la fonction publique hospitalière sont appelés, ce mardi 8 septembre, à des actions symboliques partout en France.
  • Les syndicats réclament plus de moyens pour les hôpitaux et une prise en charge de leur complémentaire santé.

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Hôpitaux surchauffés pendant les vagues de canicule, conditions de travail « indignes », mutuelle et prévoyance toujours pas prises en charge par l’employeur : les agents de la fonction publique hospitalière sont appelés, mardi 8 septembre, à des actions symboliques partout en France pour dénoncer le « mépris » du gouvernement.

Entre « brassards noirs, enterrements symboliques ou minutes de silence », les actions illustreront la mort « silencieuse » de l’hôpital, a annoncé lors d’une conférence l’intersyndicale (CFDT-CGT-FO-Sud-Unsa) qui prévoit des rassemblements notamment à Bourges, Strasbourg, Toulouse, Clermont-Ferrand, Pontoise ou La Réunion.

Plus de moyens financiers

Cet été caniculaire, « la situation qu’on a connue (nouvelle fenêtre) dans nos établissements en termes de température, difficulté des conditions de travail ou manque d’effectifs, a atteint un paroxysme », a déploré auprès de l’AFP Philippe Crepel, secrétaire fédéral à la CGT-Santé. Inadaptés au changement climatique et sans moyens financiers, les hôpitaux en sont réduits aux « moyens de fortune », avec l’installation de couvertures de survie aux fenêtres, de draps humides ou de bacs à glace, a-t-il rappelé. 

Face à cette situation, le gouvernement ne propose que des mesures « court-termistes », soit des climatiseurs mobiles commandés « en dernière minute », parfois « pas aux normes » ou inadaptés aux installations électriques vieillissantes, ont souligné plusieurs syndicats.

Prise en charge des mutuelles

Autre sujet qui irrite les représentants du personnel hospitalier : la prise en charge des complémentaires santé, dont la loi oblige les employeurs à en prendre en charge 50% du coût (nouvelle fenêtre). « Nous sommes les derniers salariés, publics et privés, à ne pas avoir de participation employeur pour notre protection sociale », explique Philippe Crepel. Il faut dire que les discussions entamées début 2026 patinent, « le ministère (étant) plutôt avare et traîne ».

Car si, initialement, la fonction publique hospitalière devait se mettre à jour début 2026, la dernière loi budgétaire a reporté l’application à janvier 2027, et l’exécutif envisage un report à septembre 2027, soit après la présidentielle.

L’intersyndicale juge par ailleurs l’enveloppe proposée « très insuffisante » : 400 millions d’euros annuels, soit « 28 à 30 euros mensuels par agent », alors que les mutuelles « augmentent chaque année », détaille Yann Le Baron, secrétaire national de l’UNSA Santé. Les syndicats estiment qu’il faudrait « au moins le double » pour une protection digne, « équivalente », par exemple, aux fonctionnaires de la Défense. Une nouvelle réunion entre syndicats et ministères est prévue mercredi, en visioconférence.

Aymen Amiri avec AFP

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