• À l’heure du tout numérique, les magazines de jeux papier réalisent une performance inattendue.
  • Avec 6 millions de fascicules vendus chaque année, ils se hissent en deuxième position des magazines les plus vendus en France, juste derrière les programmes TV.
  • Léa Kebdani nous explique dans « Bonjour ! La Matinale TF1 » pourquoi les mots-croisés font de la résistance.

Personne ne l’avait vu venir, pas même les professionnels du secteur. Alors que la presse écrite traverse une crise profonde, les magazines de mots fléchés et de jeux réalisent une percée spectaculaire. Depuis 2018, les ventes de magazines et titres de presse ont chuté de 6%. Dans le même temps, les magazines ludiques ont bondi de 30%, à contre-courant total des tendances du marché. Un véritable ovni éditorial qui devance désormais les titres d’actualité, les magazines féminins et la presse jeunesse. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 6 millions de fascicules s’écoulent chaque année, plaçant ce segment en deuxième position des ventes, juste derrière les programmes TV.

Un coup de jeune pop

Exit le cliché du passe-temps pour personnes âgées. Les magazines de mots fléchés se réinventent et rajeunissent leur public. Couleurs pop, formats XXL, thématiques ciblées comme la gastronomie ou les femmes artistes : l’offre se diversifie. Les définitions elles-mêmes surfent sur l’air du temps. Pour trouver le mot « icône », on croise désormais Rihanna ou Queen B pour Beyoncé. Le rappeur Jul apparaît dans les grilles. Cette modernisation a un prix : de 5 euros pour les versions traditionnelles, on passe à 8 ou 9 euros pour les formats géants, jusqu’à 14,90 euros pour les éditions tendance qui font un carton. Un investissement que les amateurs semblent prêts à consentir pour prolonger le plaisir estival.

La rédaction de TF1info | Chronique : Léa KEBDANI

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