- De nouvelles consignes ont été adressées aux riverains du site Seveso qui a brûlé dimanche 2 août en Moselle.
- Les habitants sont invités à faire attention à l’eau, « qui peut être contaminée », ou encore à renoncer aux produits de leur jardin.
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Appel à la vigilance. Les riverains du site Seveso qui a brûlé dimanche en Moselle, entraînant le confinement temporaire de 30.000 habitants des communes de Gandrange, Amnéville, Clouange, Vitry-sur-Orne et Rombas, doivent faire attention à l’eau, aux fruits et légumes et aux animaux domestiques qui auraient pu être contaminés, ont indiqué ce mercredi 5 août les autorités.
« Les analyses faites par les pompiers depuis la levée du confinement ont été très rassurantes, mais nous ne souhaitons prendre aucun risque »
, a affirmé à l’AFP le sous-préfet de Moselle, Jérôme Seguy. Des « mesures de prévention de consommation »
ont été transmises aux habitants de cinq communes concernées.
Les riverains sont notamment appelés à « vérifier l’origine de l’eau »
utilisée pour eux-mêmes et leurs animaux domestiques : si celle du robinet reste potable, l’eau issue de cours d’eau ou de plans d’eau « peut être contaminée »
, précise la préfecture. « Par mesure de précaution »
, les habitants doivent éviter « tout contact avec le sol et les surfaces extérieures »
ou encore renoncer à consommer les produits du jardin, à moins de les laver et de les éplucher.
Les exploitants agricoles sont, eux, tenus de ne pas commercialiser les produits « recouverts de cendres »
et de réaliser un « lavage soigneux »
des fruits et légumes sans dépôt visible. En cas de découverte de débris, les habitants sont invités à contacter l’exploitant du site industriel Safe (Suez Alternative Fuels & Energies), chargé de leur récupération.
Malgré un risque de toxicité désormais « très faible »
, les environs du site incendié, qui était consacré au traitement de déchets industriels, nécessitent une certaine vigilance. Si les causes de l’incendie ne sont pour l’instant pas connues, une enquête pour « blessures involontaires » et « manquements aux obligations de sécurité » a été ouverte et confiée à la division de la criminalité organisée et spécialisée, a indiqué le parquet de Metz.

