- Donald Trump a annoncé la suspension de son opération d’escorte de navires dans le détroit d’Ormuz.
- Le dirigeant a précisé que cette pause avait été décidée à « la demande du Pakistan et d’autres pays », tout en faisant état du maintien du blocus américain des ports iraniens.
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Donald Trump fait (encore) volte-face. Vingt-quatre heures après son entrée en vigueur, le président américain a annoncé la suspension de son « Projet Liberté » d’escorte de navires dans le détroit d’Ormuz. Le dirigeant, évoquant de « grands progrès »
dans les négociations, veut se laisser le temps de voir si « un accord peut être finalisé et signé »
avec l’Iran.
« Compte tenu de l’énorme succès militaire
» et des « grands progrès accomplis en vue d’un accord complet et définitif avec les dirigeants iraniens
« , le « Projet Liberté (…) sera suspendu pendant une courte période afin de voir si l’accord peut être finalisé et signé
« , a écrit mardi 5 mai le républicain sur son réseau Truth Social. Il a précisé que cette pause avait été décidée à « la demande du Pakistan et d’autres pays
« , tout en faisant état du maintien du blocus américain des ports iraniens, entré en vigueur le 13 avril.
L’opération est finie
L’opération est finie
Marco Rubio
Le chef de la diplomatie américaine a par ailleurs assuré plus tôt mardi que la phase offensive du conflit avec l’Iran était terminée. « L’opération est finie. Fureur épique (est finie) – comme le président l’a signifié au Congrès. Nous avons passé ce stade
« , a affirmé Marco Rubio lors d’un point presse à la Maison Blanche, utilisant le nom de code donné par les États-Unis à leurs opérations contre l’Iran (nouvelle fenêtre). Le chef d’état-major américain, le général Dan Caine, a cependant averti que l’armée était « prête à reprendre des opérations majeures de combats
« .
Donald Trump a aussi mis en garde Téhéran, au lendemain d’accrochages en mer et d’attaques contre les Émirats arabes unis imputés à l’Iran. « Ils savent ce qu’ils ont à faire et (…) ce qu’ils ne doivent pas faire
« , a affirmé le président américain, qui s’est toutefois abstenu d’accuser l’Iran d’avoir violé la trêve en vigueur depuis le 8 avril. Depuis le début de la guerre le 28 février, Téhéran contrôle le détroit d’Ormuz, stratégique pour le commerce mondial d’hydrocarbures.
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, s’est de son côté entretenu mercredi à Pékin avec son homologue chinois Wang Yi, selon l’agence d’Etat Chine Nouvelle, qui n’a fourni aucune précision sur les discussions. Cette visite intervient en amont de celle de Donald Trump en Chine, prévue les 14 et 15 mai, où il doit rencontrer son homologue Xi Jinping.

