- Plus de 1.400 personnes restent portées disparues à la suite de la coulée de boue qui a dévasté toute une vallée du Népal.
- Les reporters de TF1 se sont rendus sur place, à Katmandou, la capitale.
- À l’hôpital, ils ont rencontré des dizaines de familles désespérées dans l’attente de nouvelles de leurs proches introuvables.
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Népal : une crue dévastatrice fait des centaines de morts et de disparus
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Une attente insoutenable. Au Népal, après la crue dévastatrice qui a fait au moins 392 morts, plus de 1.400 personnes restent portées disparues. Les équipes de TF1 se sont rendues dans la capitale, à Katmandou, où les hôpitaux sont débordés, notamment par l’afflux de familles cherchant désespérément des nouvelles de leurs proches.
Dans la capitale népalaise, le bruit des sirènes se fait incessant. C’est un son qui donne l’espoir de retrouver un proche en vie. Alors qu’une ambulance arrive devant l’hôpital, des dizaines de personnes s’agglutinent autour du véhicule. Quelques secondes plus tard, un homme qui n’a plus la force de marcher, son pied plein de boue, sort sur un brancard. Il a survécu au sinistre.
Dans cet hôpital, trente ambulances font des allers-retours 24/24h. Babouram est l’un des conducteurs d’ambulance, il se confie au micro des envoyés spéciaux de TF1 : « On doit travailler jour et nuit. On n’a pas le temps de dormir, de manger, de boire, il y a trop à faire »
, explique-t-il. À peine le temps d’échanger quelques mots qu’il lui faut déjà repartir.
Un bureau dédié a été ouvert
« Juste derrière moi, la police népalaise a installé ce bureau pour accueillir toutes les personnes qui sont venues chercher des informations sur leurs proches
« , montre la journaliste de TF1 dans le reportage en tête de cet article.
Parmi les familles en quête de nouvelles de leurs proches disparus, Shivala montre les photos de deux hommes sur son téléphone. « C’est l’un de mes cousins
« , annonce-t-il. « Pas de nouvelles ?
« , lui demande en anglais la journaliste, dans la cohue de l’entrée de l’hôpital. « Non. Et ça, c’est le deuxième. On est très inquiets, c’est pour ça qu’on est là
« , répond Shivala.
Même alors que la nuit tombe, les proches continuent d’affluer et de se présenter aux autorités. Sukuram et ses amis ont fait trois hôpitaux différents. « Son frère a disparu, alors on le cherche partout. C’est notre dernier espoir de le retrouver
« , déplore le jeune homme. « Mon autre frère l’a appelé pour la dernière fois à 3h du matin, avant l’inondation
« , raconte le frère de la personne disparue.
« Certaines personnes vont passer la nuit sur ces sièges en scrutant les moindres allées et venues des ambulances avec l’espoir d’avoir un signe, une nouvelle, retrouver un proche en vie
« , conclut la journaliste devant un hôpital de Katmandou.
L.F | Reportage TF1 : Lise CLOIX et Quentin TRIGODET

