- Pour le petit-déjeuner, les Français raffolent des produits protéinés.
- Ils sont prêts à payer plus cher.
- Olivia Détroyat revient sur cette tendance dans « Bonjour ! La Matinale TF1 ».
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vie pratique
Pour le petit-déjeuner, de plus en plus de Français se tournent vers les aliments hyper-protéinés. « Les protéines nourrissent les muscles et, du coup, on est plus tonique »
, assure une femme interrogée pour « Bonjour ! La Matinale TF1 ». « Pour mon usage, quand je vais à la salle de sport, il me faut mon
apport en protéines
«
, ajoute un homme. Sur le plateau, Olivia Détroyat fait goûter plusieurs yaourts. L’un d’eux est du skyr. « C’est vraiment l’exemple type du produit ultra-protéiné. Mais surtout, la principale différence entre les deux, c’est le prix »
, indique la journaliste économie. En effet, le skyr coûte 2,09 euros pour quatre pots, contre 1,68 euro les quatre pots de fromage blanc. Elle présente ensuite des pâtes. « Vous avez ici des spaghettis classiques. On est à 1,19 euro les 500 g. Et en version hyper-protéinée, ici, c’est 2,25 euros pour 400 g »
, explique-t-elle. « Ce sont des produits dans lesquels il y a des ingrédients qui coûtent plus cher. Les fabricants mettent souvent ici, par exemple, de la protéine de pois ou de la protéine végétale »
, précise-t-elle.
Pas besoin de manger autant de protéines
Ainsi, un skyr demande trois fois plus de lait qu’un yaourt classique. « Les industriels et les distributeurs jouent sur l’argument santé. Ce sont des produits sains, qui rassasient, ça permet de faire du muscle »
, indique Olivia Détroyat. Cependant, avec les produits hyper-protéinés, les consommateurs paient surtout le marketing. « En réalité, on n’a pas besoin de manger autant de protéines. Regardez, les Français mangent déjà 1,3 g de protéines par kilo et par jour. Si le docteur Vallinduqc était là, il vous expliquerait qu’il faudrait en prendre 0,8 g par kilo et par jour »
, développe la journaliste économie. Par exemple, pour une femme de 55 kg, cela équivaut à 120 g de viande, soit un petit steak haché, 30 g de fromage et un yaourt.
Une consommation qui a explosé en quatre ans
« Pas besoin absolu de se gaver de protéines, sauf si vous avez des besoins particuliers, si vous êtes une femme enceinte, une personne âgée ou un enfant. Ou si vous faites beaucoup de sport »
, ajoute la chroniqueuse. De plus, le fait de manger trop de protéines n’est pas mauvais pour la santé comme l’excès de sucre ou de sel. Le marketing fonctionne. « En quatre ans, on a multiplié par cinq notre consommation de produits hyper-protéinés »
, indique la journaliste. Ils représentaient 70 millions d’euros en 2020 et 380 millions d’euros en 2024. Ces chiffres continuent de croître de plus de 30% par an. « On reste plutôt raisonnable par rapport à d’autres pays. Je suis allée aux États-Unis récemment, j’ai trouvé de l’eau hyper-protéinée »
, conclut Olivia Détroyat.

