- Face à l’explosion des prix des carburants, le gouvernement a annoncé, mardi 22 septembre, un nouveau paquet d’aides.
- Un dispositif dont sont exclues les auto-écoles.
- Patrick Mirouse, président de l’École de conduite française, assure sur LCI ne pas comprendre cette décision.
Les auto-écoles s’estiment oubliées par l’État. Face à la flambée des prix des carburants, le gouvernement a annoncé, mardi 22 septembre, de nouvelles aides pour soutenir les Français. Mais le secteur de la formation à la conduite ne pourra pas en bénéficier, une exclusion qui suscite la colère des professionnels.
Patrick Mirouse, président de l’École de conduite française, regrette ce choix du gouvernement. « Je suis déçu. Les gros rouleurs, il les a en face de lui. On ne se déplace pas pour aller au travail. Notre travail, c’est de rouler toute la journée »
, rappelle-t-il sur LCI, mercredi 23 septembre, au lendemain de ces annonces.
Selon lui, l’absence des auto-écoles du dispositif pourrait se répercuter directement sur les tarifs payés par les élèves. « On sera amenés à ça. Mais on a un contrat type, c’est-à-dire qu’on a conclu un tarif bloqué pour le permis qui va durer entre quatre et cinq mois. On ne peut pas bouger ces prix »
, indique le représentant de la profession. « C’est le gouvernement lui-même qui nous l’interdit. »
Ce choix du gouvernement constitue un nouveau coup dur pour les auto-écoles. « La profession est malmenée depuis plusieurs mois, ça fait six mois qu’on nous dit qu’on va nous aider »
, déplore le président de l’École de conduite française.

