• Un homme de 45 ans a été condamné mardi à trois ans de prison, dont deux ans ferme, par le tribunal de Niort.
  • En cause : des mises à feu volontaires commises début août dans le Maine-et-Loire et les Deux-Sèvres.
  • En Gironde, les gendarmes ont renforcé leurs contrôles dans les massifs forestiers.

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Au tribunal de Niort (Deux-Sèvres), un homme a été condamné mardi 12 août à trois ans de prison, dont deux ans ferme, avec obligation de suivre des soins. Emmanuel G., 45 ans, un ouvrier agricole en arrêt de travail et sans casier judiciaire, a été jugé pour plusieurs mises à feu survenues dans le Maine-et-Loire et les Deux-Sèvres entre le 31 juillet et le 7 août. 

Un chalumeau avait été retrouvé dans le coffre de sa camionnette. En garde à vue, il avait reconnu les faits et avait été placé en détention provisoire. Les 11 mises à feu volontaires n’ont fait aucun blessé, mais ont mobilisé 44 engins et 117 pompiers.

Un homme garé pour une sieste

Au même moment, à Brach, en Gironde, les gendarmes sont en alerte dans la forêt. Le risque d’incendie est maximal et les forces de l’ordre traquent le moindre comportement suspect, comme une voiture arrêtée sur une piste. « C’est interdit d’emprunter ou de stationner à proximité des forêts », rappellent les agents dans le reportage de TF1 visible ci-dessus. Cette fois, les gendarmes privilégient la pédagogie. L’homme, garé pour une sieste, évite une amende de 135 euros.

Dans ce département marqué par un incendie majeur et historique, parti de la commune de Saumos fin juillet, et qui a parcouru 42.000 hectares selon la préfecture, les contrôles se sont renforcés. « On surveille tous les actes de malveillance. Il y a malheureusement des gens qui mettent le feu volontairement, et ça c’est très dommageable », explique l’adjudante Pauline Allais, gendarme au sein de la brigade motorisée de Bordeaux. 

Afin de mieux protéger les populations des incendies dans les forêts « les plus à risques », la gendarmerie a lancé jeudi 6 août l' »opération Nemus » (« forêt sacrée », en latin). Concrètement, quelque 330 gendarmes sont spécialement mobilisés pour effectuer des patrouilles sur les pistes forestières et instaurer des points de contrôle à l’entrée des massifs à but préventif. 

Depuis le début de la saison, selon le dernier bilan du ministère de l’Intérieur, 458 personnes ont été interpellées, dont 175 mineurs, en grande partie pour des incendies volontaires.

La rédaction de TF1info | REPORTAGE : Laszlo GELABERT, Keziah CRETIN, Jules BEAUCAMPS

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