• Raphaël Glucksmann était l’invité d’Audrey Crespo-Mara dans le 20H de TF1 ce dimanche soir.
  • L’eurodéputé Place publique a officialisé sa candidature à l’Elysée et sa participation à la primaire organisée par son parti et le PS.
  • Un entretien au cours duquel il s’est aussi dit résolu à « refonder la gauche » sans La France Insoumise.

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Il a vite mis fin au suspense. « Oui, je suis candidat à l’élection présidentielle », a confirmé Raphaël Glucksmann dans le 20H de TF1 d’Audrey Crespo-Mara ce dimanche 23 août. « Je ne prends pas ces décisions à la légère, surtout pas dans le moment qu’on est en train de traverser », a-t-il assuré. « Va-t-on offrir notre pays à Madame Le Pen et à l’extrême droite, aux valets de Trump et de Poutine ? », a-t-il interrogé.

« Je ne sors pas, moi, du moule politique classique. Je n’étais pas attaché parlementaire à 20 ans ou cadre d’un parti politique. J’étais aux côtés des rescapés du génocide au Rwanda ou des résistants à l’impérialisme russe en Géorgie puis en Ukraine », a rappelé le député européen de Place Publique. « Pour moi, la politique, ce n’est pas un jeu. Ce n’est pas non plus une carrière. Si je suis candidat aujourd’hui, c’est pour relever la France. »

La gauche française ne se prosterne pas devant les dictateurs. Elle ne fait pas des jeux sur les noms juifs dans les meetings

Raphaël Glucksmann

Avant d’entrer en campagne pour l’Elysée, Raphaël Glucksmann participera à la primaire organisée par le Parti Socialiste et son parti Place publique à l’automne. « J’ai toujours dit que je voulais mener cette bataille avec mes amis socialistes (…) Mais pour gagner, il faut que la gauche change. Il faut refonder la gauche. Et c’est ça, l’opportunité qu’offre cette primaire », a-t-il assuré, précisant qu’il soutiendrait le vainqueur en cas d’échec.

Cette refondation de la gauche, Raphaël Glucksmann n’entend pas la faire avec La France insoumise. « Si je gagne cette primaire, il n’y aura plus jamais d’accord avec Jean-Luc Mélenchon », a annoncé l’eurodéputé, reconnaissant toutefois que « tout le monde ne semble pas être d’accord au sein du Parti socialiste sur cette ligne. Mais moi, je vous le dis, la seule manière pour la gauche de revenir au pouvoir, c’est d’être absolument claire. »

« La gauche française ne se prosterne pas devant les dictateurs. Elle ne fait pas de jeux sur les noms juifs dans les meetings », a-t-il encore dénoncé, en référence à un récent meeting où le leader de La France insoumise avait notamment écorché son patronyme. « Elle ne fracture pas en permanence la société en surfant sur les fièvres identitaires. Il faut arrêter d’avoir peur de Jean-Luc Mélenchon ».

Quel programme ?

Sur le fond, Raphaël Glucksmann a dit vouloir être « le président de la transformation écologique » après un été où « rien n’était préparé, rien n’était organisé, rien n’était anticipé. » Il a également promis « d’augmenter la rémunération nette des travailleurs » en « taxant davantage les méga-héritages », et annoncé « un plan sur cinq ans de sauvetage de l’école publique » avec « la hausse de la rémunération des enseignants » et « la diminution du nombre d’élèves par classe en primaire ».

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