- François M., 54 ans, était jugé depuis le 4 septembre pour viols et agressions sexuelles.
- Le tatoueur du Pas-de-Calais, père de famille, était accusé par 16 de ses clientes.
- Il est décédé ce vendredi, 24 heures après avoir fait une tentative de suicide en prison.
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Il a succombé à ses blessures. Un tatoueur jugé dans le Pas-de-Calais pour des viols et agressions sexuelles sur 16 de ses clientes est décédé vendredi, 24 heures après avoir attenté à ses jours dans la prison où il était incarcéré, a-t-on appris auprès du parquet.
« Je vous confirme le décès de l’accusé ce matin, ce qui entraîne de facto l’extinction de l’action publique. La cour criminelle devra se réunir à nouveau pour la constater »,
a indiqué dans un message à l’AFP la procureure de Saint-Omer, Annelise Cau.
L’accusé avait nié en bloc les accusations
Son procès, qui s’était ouvert le vendredi 4 septembre devant la cour criminelle du Pas-de-Calais et devait s’achever vendredi, avait été renvoyé jeudi à une date ultérieure. En cause, la tentative de suicide par pendaison commise le matin même au sein du centre pénitentiaire de Longuenesse, non loin de Saint-Omer. Florent M., 54 ans, avait été transféré au CHU de Lille dans un « coma profond »,
avait indiqué jeudi la présidente de la cour criminelle.
En détention provisoire depuis près de trois ans, le quinquagénaire, père de trois enfants, était accusé du viol de cinq femmes et d’agressions sexuelles sur 11 autres, pour des faits commis entre 2006 et 2023 dans le cadre de son activité de tatoueur. Il avait nié en bloc tous les faits qui lui étaient reprochés à l’ouverture de son procès, avant de commencer à en reconnaître certains au fil des auditions à la barre de ses anciennes clientes. Il encourait une peine maximale de 20 ans de réclusion.
« Forcément un peu de colère »
« Le poids de la culpabilité est pour certains lourd à porter. Cacher ce poids, comme il l’a fait, n’a donc fait que le rendre insupportable »
, a réagi vendredi auprès de l’AFP Emmanuel Riglaire, avocat de l’une des parties civiles.
Cyrille Pennel, avocat d’une autre plaignante, a indiqué que sa cliente éprouvait un sentiment « partagé »
entre « un peu de culpabilité »,
car elle ne souhaitait pas le décès de l’accusé, et « forcément un peu de colère »
, car elle aurait aimé que la procédure aboutisse et que son statut de victime soit entièrement reconnu.
L’avocat de la défense, Mathieu Strubbe, n’a pas répondu vendredi aux sollicitations de l’AFP.

