- Joigny, dans l’Yonne, a subi près de 269.000 tentatives d’intrusion informatique en sept jours.
- Les attaques provenaient de plus de 97.000 adresses malveillantes, majoritairement localisées en Russie.
- Toutes ont été bloquées et aucune donnée n’a été volée, selon le maire.
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Moins de 10.000 habitants, et plusieurs centaines de milliers de cyberattaques (nouvelle fenêtre) en une semaine. La ville de Joigny, dans l’Yonne, a été la cible d’une offensive informatique d’ampleur, révèle ce vendredi 11 septembre son maire, Nicolas Soret. « 268.795. C’est le nombre de tentatives d’intrusion sur nos systèmes d’information, subies par la Ville de Joigny et la Communauté de communes du Jovinien sur ces sept derniers jours »
, a écrit l’édile socialiste sur son compte Facebook.
« Appelons les choses par leur nom : c’est une cyberattaque, émanant de 97.376 adresses malveillantes, utilisées par 1.901 attaquants distincts. »
Selon le maire, « l’essentiel »
des serveurs impliqués, 1.039 précisément, ont été localisés en Russie (nouvelle fenêtre), « puis en plus petite proportion »
à Taïwan et en Roumanie. Et certains assaillants se sont montrés particulièrement obstinés : « L’attaquant le plus acharné a lancé à lui seul 109.232 tentatives d’intrusion »
, ajoute l’élu.
Aucune donnée volée
Bonne nouvelle toutefois : l’assaut a été contenu. Les attaques ont été « détectées et bloquées par les défenses en place, sans interruption de service »
, précise Nicolas Soret. « Aucun de nos équipements n’a été endommagé. Aucune donnée personnelle n’a été volée »
.
Un résultat qui doit beaucoup à l’anticipation : « depuis quelques années, nous nous sommes équipés, préparés, à repousser ces cyberattaques »
, souligne le maire, qui alerte toutefois sur la nouvelle normalité à laquelle font face les collectivités : « Il faut avoir conscience que c’est devenu une situation quasi permanente. »

