• Une soixantaine de personnes sont mortes noyées en France depuis le 18 juin.
  • D’autres ont pu être sauvées in extremis mais avec un pronostic vital engagé.
  • Alors que la canicule se poursuit, le chiffre pourrait être revu à la hausse.

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Fortes chaleurs : le fléau des noyades mortelles

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Une liste noire qui s’allonge chaque jour. Depuis le début de la vague de chaleur, près d’une soixantaine de personnes ont, selon nos informations, perdu la vie en se noyant dans les rivières, piscines, plans d’eau ou les mers bordant les côtes françaises et plusieurs se trouvent entre la vie et la mort après avoir coulé et avoir été prises en charge par les secours. 

Mardi, le Premier ministre Sébastien Lecornu donnait un bilan de « 40 morts » par noyade depuis le 18 juin, « essentiellement des jeunes ». Mercredi soir, notre rédaction en dénombrait 50 et deux disparus. Ce vendredi matin, la ministre des Sports Marina Ferrari a indiqué sur franceinfo que le bilan était déjà à « 55 » avant d’ajouter « nous craignons que la situation n’évolue défavorablement ». C’est déjà le cas malheureusement. 

En Seine-et-Marne, à Chelles, les pompiers ont été appelés mercredi soir à 22h35 pour un homme parti se baigner dans la Marne et qui n’était pas revenu. « Ses deux amis installés en bord de Marne, quai Auguste-Prevost, à proximité de la base de kayak, l’ont vu partir se baigner à 19h. À 22h, après leur sieste. N’ayant aucune nouvelle et voyant que ses vêtements étaient toujours là, ils se sont inquiétés et ont appelé les secours », selon les secouristes. Une vingtaine de sapeurs-pompiers, dont des plongeurs et des équipes cynotechniques, ont été mobilisés afin de le chercher au fond de l’eau et de vérifier si l’homme n’avait pas quitté les lieux. Après plusieurs heures de recherche dans l’eau et sur les berges, les opérations ont été suspendues. Le corps sans vie de la victime, âgée d’une trentaine d’années, a été retrouvé dans la matinée de jeudi et extrait de l’eau. 

Dans le même département, les pompiers ont été contactés pour intervenir après la noyade d’un homme âgé de 46 ans dans la nuit de jeudi à vendredi à 0h30 à Vulaines-sur-Seine. L’homme qui se baignait dans la piscine naturelle de sa propriété a été découvert en arrêt cardio-respiratoire par sa compagne. Il a été immédiatement extrait de l’eau par les secours. « Une réanimation cardio-pulmonaire a été entreprise mais l’homme a été déclaré décédé par le médecin du Smur. Nous ne savons pas combien de temps il est resté dans l’eau », fait savoir le service d’incendie et de secours du département.  

Jeudi 25 juin, vers 7h30 du matin, aux abords du port de Nogent, un kayakiste a été percuté par un bateau à moteur avant de sombrer dans les eaux. Immergée pendant environ trente minutes avant l’arrivée des secours, la victime n’a pu être réanimée. Le plaisancier, qui a déclaré n’avoir pas vu le kayakiste avant la collision, a été interpellé et placé en garde à vue pour « homicide involontaire ». Les dépistages réalisés se sont révélés négatifs.

Dans le Loir-et-Cher, à Blois précisément, un homme âgé de 26 ans a sauté dans la Loire jeudi vers 18h30 alors qu’il se trouvait avec des amis au parc des Mées. Ce dernier, victime d’une hydrocution, a été retrouvé inanimé, selon une source policière. Malgré les tentatives, les secours ne sont pas parvenus à le sauver.

En Haute-Savoie, le corps du jeune homme de 23 ans, disparu mardi après une noyade dans le lac d’Annecy, a été retrouvé jeudi dans la journée. La victime a été localisée grâce au sonar des pompiers.

Plusieurs personnes avec un pronostic vital engagé

Par ailleurs, plusieurs victimes, noyées depuis le 18 juin, sont toujours à l’hôpital avec un pronostic toujours engagé. Enfin, le plongeur disparu depuis mardi après l’éboulement de la falaise du phare à Biarritz n’a toujours pas été retrouvé. 

« Le Sdis 64 a annoncé en cette fin de journée l’arrêt des recherches par ses services. En effet, le drone subaquatique utilisé est allé au bout de ses capacités avec une visibilité très mauvaise. De plus, le travail des plongeurs était devenu trop dangereux du fait d’un nouveau risque d’éboulement sur la falaise, détecté par les services de la Ville », a annoncé jeudi soir la Ville de Biarritz dans un communiqué. 

« Afin de poursuivre les recherches pour retrouver le deuxième plongeur, la ville de Biarritz prend l’initiative, avec l’accord du Sdis et des services de la préfecture, de mobiliser des moyens complémentaires. Un drone subaquatique, équipé d’un sonar et permettant de couvrir une zone d’un rayon de 250 m, interviendra ainsi dès demain sur le secteur de l’éboulement« , indique-t-elle encore dans un communiqué. 

Aurélie SARROT

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