- Le leader insoumis, Jean-Luc Mélenchon, a appelé, dimanche 10 mai, les autres partis de gauche à éviter « le suicide anti-LFI » pour la présidentielle.
- « Notre objectif n’est pas d’absorber d’autres forces », a-t-il assuré dans « La Tribune Dimanche ».
- Selon lui, « il faut un peu de patience » pour que « les situations se décantent » dans les autres formations.
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Élection présidentielle 2027 : la course aux candidatures est déjà lancée
Jean-Luc Mélenchon ne ferme pas la porte à gauche. Même si les autres partis, le PS en tête, refusent toujours de s’associer avec lui, l’organisation d’une primaire non-mélenchoniste (nouvelle fenêtre) a de plus en plus de plomb dans l’aile. « Il faut un peu de patience »
, a estimé dans un entretien à La Tribune Dimanche
(nouvelle fenêtre) le meneur insoumis, qui a officialisé la semaine dernière sur TF1 sa quatrième candidature pour l’Élysée.
« Chez les écologistes, certains disent déjà que, si la primaire ne fonctionne pas, ils seraient prêts à négocier un ‘accord honorable’ avec les uns ou les autres. Nous sommes prêts à nouer cet accord »
, a-t-il noté. Du côté des communistes, leur congrès du mois de juillet « éclaircira les choses »
. « Aucun texte présenté ne dit explicitement qu’il faut un accord avec LFI, mais on y parle d’un ‘pôle de la radicalité' »
. Pour Jean-Luc Mélenchon, ce pôle « n’existe pas »
sans son parti.
Ce sont eux qui sont anti-mélenchonistes du matin au soir
Ce sont eux qui sont anti-mélenchonistes du matin au soir
Jean-Luc Mélenchon, fondateur de LFI
De quoi entrevoir une alliance avec certaines formations ? « Il faut respecter les discussions internes et attendre que les situations se décantent »
, a souligné le fondateur de La France insoumise. « Notre objectif n’est pas d’absorber d’autres forces. Il est mieux qu’elles existent par elles-mêmes et qu’elles puissent convaincre dans leurs milieux. Un bon usage de Mélenchon vaut mieux que le suicide anti-LFI. »
Et de rappeler comment l’alliance de gauche Nupes a fait gagner des sièges aux Insoumis, socialistes et écologistes aux législatives de 2022, de même que le Nouveau Front populaire en 2024. « Qui les a fait élire ? »
, « ce n’est pas moi qui suis fâché avec eux, ce sont eux qui sont anti-mélenchonistes du matin au soir »
, a-t-il déploré. « Ce sont eux qui ont comme seul programme d’être anti-LFI. Ce n’est pas moi qui suis antiécolo ou anticommuniste. »

