- Marine Le Pen et Jordan Bardella affichent des divergences sur la question des retraites.
- Sur TF1, ce mercredi matin, Laurent Jacobelli a tenté de concilier les deux lignes.
- Le député de la Moselle a indiqué que le RN ne modifiera pas sa position, tout en indiquant que son parti « examine » ce sujet.
C’est l’un des grands points qui restent à trancher dans le programme présidentiel du Rassemblement national. Le RN va-t-il maintenir sa position sur les retraites, à savoir un départ à la retraite à 62 ans, voire 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler avant 20 ans ? Jordan Bardella a botté en touche la semaine dernière auprès du quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung.
« Nous sommes en train d’examiner cette question »
, a-t-il indiqué. Marine Le Pen a quant à elle été moins floue : la position du RN « reste d’actualité »
, a-t-elle répondu sur RTL le 13 mai.
Invité de « Bonjour ! La Matinale » sur TF1 ce mercredi 20 mai, Laurent Jacobelli a tenté de concilier les deux positions et nié toute divergence entre le président du parti et la présidente du groupe des députés RN. « Les deux chiffres sont bons. Quand vous avez 62 ans en borne de départ à la retraite, vous avez à côté 42 annuités qu’il faut avoir réalisées »
, a-t-il indiqué. « Ce qu’a voulu dire Jordan Bardella, c’est que chaque jour nous apprenons que la situation économique s’aggrave. Nous sommes des gens raisonnables et toutes les mesures proposées lors du programme présidentiel seront chiffrées avec les moyens de les financer »
, a expliqué le député de la Moselle.
Le RN « examine tout »
Un changement de position du RN afin de s’adapter aux nouvelles circonstances économiques est-il possible ? « Ce n’est pas à l’ordre du jour »
, a répondu Laurent Jacobelli, tout en précisant dans la foulée que son parti « examine tout »
. « Aujourd’hui, au moment où l’on est, on demeure a priori sur 62 ans et 42 annuités »
, a indiqué avec précaution le porte-parole du parti.
« Nous pensons qu’il faut aller chercher les économies ailleurs, relancer l’activité et la productivité de la France, ce qui passe par un allégement fiscal et un allégement des normes »
, a-t-il poursuivi.

