• Hervé Lapie, secrétaire général de la FNSEA, était l’invité de « Bonjour ! La Matinale TF1 » ce jeudi.
  • Il alerte sur des pertes de production importantes dans de nombreuses filières, après cinq canicules.
  • Il réclame un plan d’urgence du gouvernement dès septembre, au risque de voir de nombreux agriculteurs jeter l’éponge.

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Invité de « Bonjour ! La Matinale TF1 » ce jeudi 20 août, Hervé Lapie, secrétaire général de la FNSEA, a dressé un tableau sombre de l’été agricole, ravagé par la sécheresse, les vagues de chaleur à répétition et les incendies. « Depuis le 15 mai, nous n’avons pratiquement pas eu une seule goutte d’eau, à part hier (mercredi) soir sur quelques régions. On connaît la cinquième canicule. Et donc, ce qu’on connaît aujourd’hui, ce sont des cultures qui souffrent énormément », assure-t-il. 

Pour illustrer les conséquences de cet été record, le dirigeant syndical a apporté sur le plateau de TF1 deux épis de maïs : l’un « classique, qu’on a l’habitude de récolter tous les ans, et l’autre qui a subi cinq canicules ». « C’est 90% de pertes sur ces cultures-là. Mais ce qu’on connaît sur le maïs de manière spectaculaire, on le connaît en arboriculture, on le connaît dans le maraîchage. (…) Globalement, c’est un manque à gagner de plusieurs milliards d’euros qu’il va y avoir dans la ferme France. »

À droite, un épi de maïs « classique, qu’on a l’habitude de récolter tous les ans ». À gauche, le même épi « après cinq canicules » – TF1

Face à cette situation et alors que le gouvernement promet pour début septembre un « plan d’accompagnement global », Hervé Lapie réclame des aides immédiates, sans attendre la loi de finances, dont les débats sont prévus à l’automne. « Quand vous avez des annuités de 30.000 à 40.000 euros par an qu’il faut rembourser et que vous êtes dans une impasse de trésorerie, il va falloir trouver les solutions pour amener ces trésoreries dans les exploitations agricoles. Il nous faut un fonds d’allègement des charges conséquent », enjoint-il. 

Avant d’avertir : « L’urgence, c’est là, c’est le mois de septembre, pour qu’on puisse remettre en culture et redonner de l’espoir. Parce que malheureusement, on risque de perdre 10.000, 15.000, voire 50.000 agriculteurs qui risquent de jeter l’éponge d’ici à la fin de l’année. »

Interrogé enfin sur la nécessité de changer des pratiques face au réchauffement climatique, le secrétaire général du plus gros syndicat du secteur assure que les agriculteurs « s’adaptent continuellement. (…) Il faut des cultures mais aussi des marchés nouveaux pour pouvoir les vendre »

Et de conclure : « Les agriculteurs ont toujours su rebondir mais la situation est tellement compliquée qu’on a besoin d’un soutien de la part de la société et du gouvernement pour pouvoir passer la crise dès le mois de septembre. »

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