- L’équipe de France s’est imposée grâce à un penalty de son capitaine à l’issue d’un match rugueux en 8ᵉ de finale de la Coupe du monde ce samedi 4 juillet à Philadelphie.
- « Nous aussi, on sait faire le sale football », a réagi Kylian Mbappé en évoquant leurs adversaires sud-américains qui ont tout fait pour les pousser à la faute.
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Coupe du monde 2026 : les Bleus en quête d’une 3e étoile
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Il parle d’un « match avec beaucoup d’intensité »
et « beaucoup de duels »
face à une équipe qui « met beaucoup d’agressivité sur chaque contact »
. Désiré Doué a lui-même été victime d’une faute qui a amené au penalty transformé par Kylian Mbappé (70ᵉ) ce samedi 4 juillet, en 8ᵉ de finale de la Coupe du monde 2026. L’une des rares fautes sifflées par l’Ouzbek Ilgiz Tantashev contre des Paraguayens venus en découdre, littéralement, avec les Bleus sous une chaleur suffocante à Philadelphie.
Nous aussi, on sait faire le sale football et on l’a fait aujourd’hui. On a gagné et même dans ça, on a été meilleurs qu’eux
Nous aussi, on sait faire le sale football et on l’a fait aujourd’hui. On a gagné et même dans ça, on a été meilleurs qu’eux
Kylian Mbappé, sur les Paraguayens
« Le coach nous a prévenus que c’était une équipe qui allait nous provoquer, qui allait nous rentrer dedans et qui allait essayer de mettre des coups et essayer de nous sortir de notre match. Ils l’ont fait, mais on est restés concentrés, même si ça peut s’énerver parfois »
, analyse William Saliba au micro de M6. Son capitaine y est allé avec moins de pincettes. « On a montré qu’on n’était pas seulement une équipe qui savait jouer un football offensif. S’il faut mettre les mains dans la merde, on va mettre les mains dans la merde. Désolé de l’expression »
, a lancé Kylian Mbappé.
Les Paraguayens « pensaient qu’on allait venir jouer en smoking, qu’on allait juste venir faire des bêtes d’action et des une-deux. Nous aussi, on sait faire le sale football aussi et on l’a fait aujourd’hui. On a gagné et même dans ça, on a été meilleurs qu’eux »
. Didier Deschamps confirme que l’Albirroja
a joué « avec tous les ressorts possibles »
. Mais apprécie que ses hommes aient réussi à garder leur calme. Le sélectionneur a été vu en train de hausser le ton pendant la deuxième pause fraîcheur pour tempérer ses joueurs, poussés à bout par leurs adversaires. « Ils savent faire mais après, c’est nous qui nous faisons sanctionner. Eux ont fait des fautes qui ne l’ont pas été »
, regrette-t-il.
Contre l’Uruguay, j’avais dû le sortir parce qu’ils allaient me le découper
Contre l’Uruguay, j’avais dû le sortir parce qu’ils allaient me le découper
Didier Deschamps sur Kylian Mbappé lors du Mondial 2018
Car si l’équipe de France a écopé de trois cartons jaunes, le Paraguay n’en a reçu aucun. Une première pour cette sélection en Coupe du monde depuis son match contre le Nigeria en 1998 (3-1), rappelle Opta. Ce ne sont pourtant pas les occasions qui ont manqué. On pense notamment à Matias Galarza qui aurait même mérité un rouge pour un coup de coude asséné à Kylian Mbappé en première période.
Il a récidivé sur le visage de Jules Koundé dans le temps additionnel, avant de pousser Michael Olise à la faute. Il aura fallu l’utilisation de la VAR pour siffler le penalty ayant permis aux Bleus de s’imposer dans ce match complètement fermé et marqué par l’anti-jeu de ses opposants du soir.
Didier Deschamps a déjà vécu pareille situation de tension sur le terrain depuis son banc. « DD » se souvient notamment du Mondial 2018, le premier de Kylian Mbappé. « Contre l’Uruguay, j’avais dû le sortir parce qu’ils allaient me le découper »
, glisse-t-il, révélant avoir « demandé aux deux joueurs les plus costauds sur le banc »
d’aller « tout de suite protéger »
son numéro 10 à l’issue de la rencontre contre le Paraguay ce samedi soir.
« On ne sait jamais, le match n’est jamais fini… Donc, que je ne perde pas de joueurs »
, insiste-t-il. Un potentiel carton rouge après le coup de sifflet final aurait privé le meilleur buteur des Bleus du quart de finale face au Maroc dans cinq jours. Auteur de 19 réalisations en Coupe du monde, il n’est plus qu’à une longueur du record de Lionel Messi, lui aussi toujours en lice avec l’Argentine.

