- La SNCF recense 10.000 intrusions sur ses voies chaque année.
- Pour se protéger, elle investit dans des systèmes de détection.
- Mais ils ont forcément des limites.
Suivez la couverture complète
Le 20H
Ajoutez TF1info à vos sources sur Google
Depuis plusieurs années, la SNCF investit dans des systèmes de détection pour surveiller les 28.000 kilomètres de rails que compte la France. Comme ces TGV qui ont l’air tout à fait ordinaires, mais qui se déplacent sans voyageur.
Bardés de capteurs, ils sillonnent le pays en permanence pour surveiller l’état des voies, s’assurer qu’il n’y a ni fissures ni déformations des rails. Mais comment faire pour détecter des obstacles liés, par exemple, à des actes de malveillance ?
Il y a toujours une première rame qui roule à vide avant l’ouverture de la voie.
Il y a toujours une première rame qui roule à vide avant l’ouverture de la voie.
Bernard Aubin, secrétaire général de la Fédération indépendante du rail et des syndicats du transport
Dans le cas des lignes TGV, il y a un protocole chaque matin. « Il y a toujours une première rame qui roule à vide avant l’ouverture de la voie. Donc, s’il y a un obstacle, si le moindre dysfonctionnement était détecté à ce niveau-là, ce ne serait pas le premier train commercial qui transporte des voyageurs qui seraient affectés »,
explique Bernard Aubin, secrétaire général de la Fédération indépendante du rail et des syndicats du transport.
Pour les lignes classiques, des engins contrôlent l’état des voies toutes les huit semaines. La SNCF dépense 100 millions d’euros chaque année pour la sécurité de ses rails. Aux patrouilles humaines s’ajoute parfois de la surveillance par drone de nuit. « Grosso modo, à 120 mètres du sol, à une distance de 500 mètres, on ne nous entend pas, on ne nous voit pas. Et nous, par contre, on va pouvoir détecter une activité et renseigner sur une activité de malveillance »,
indique Ralph Kanté, télépilote chez Altametris. Leurs caméras thermiques permettent en outre de repérer d’éventuelles intrusions.
Au-delà de la malveillance humaine, il faut aussi protéger les voies des intempéries avec parfois des fils électriques sur les côtés. Le principe est simple : s’ils sont déchirés par des pierres, le circuit est coupé et l’alerte est donnée. Mais ces dispositifs, aussi nombreux soient-ils, peuvent-ils éviter tout accident ou toute intrusion ? La SNCF observe chaque année 10.000 intrusions sur les voies.

