• L’isolement d’une personne âgée se caractérise par l’absence de contacts.
  • La solitude, elle, peut être ressentie même en étant entouré.
  • Voici les signes pour savoir si un proche âgé est concerné.

L’isolement social et la solitude sont des problèmes qui peuvent toucher les personnes âgées. En septembre 2025, le baromètre des Petits Frères des Pauvres (nouvelle fenêtre) à ce sujet avait alerté sur le fait que l’isolement extrême des aînés avait augmenté et que 750.000 personnes âgées étaient « en situation de mort sociale », soit une augmentation de 150% en huit ans. Ces personnes n’ont aucun lien avec leur famille, leurs amis, leurs voisins. 

Selon ce baromètre, les personnes de 80 ans et les plus pauvres sont les populations les plus à risque de solitude et d’isolement. Or, ces situations n’adviennent pas du jour au lendemain et sont parfois indétectables. Ainsi, l’isolement désigne la rareté ou l’absence de contacts sociaux réels, tandis que la solitude (nouvelle fenêtre) est un ressenti. Une personne entourée peut d’ailleurs l’éprouver, tandis qu’une autre peut vivre seule et ne pas en souffrir. La qualité des liens et le sentiment d’être reconnu jouent sur cette perception de solitude. Mieux vaut un échange chaleureux, même moins fréquent, que des rencontres ponctuelles lors desquelles une personne âgée ne s’exprime pas.

L’isolement résulte de plusieurs facteurs

Des signes de solitude et d’isolement (nouvelle fenêtre) peuvent alerter, même à distance. La rupture avec les routines est un premier signe. Des appels plus courts, des réponses vagues à propos des sorties ou des rencontres, l’abandon progressif d’activités… Ces signes sont à surveiller chez les personnes âgées. L’isolement des personnes âgées est la combinaison de plusieurs facteurs comme un départ à la retraite, la perte d’un conjoint ou d’amis proches, une mobilité plus réduite, un éloignement du numérique. En plus de cela, les aînés peuvent avoir l’impression de ne plus occuper de place dans la société. 

Plus de deux tiers des personnes âgées (nouvelle fenêtre) accompagnées par les Petits Frères des Pauvres vivent seules chez elles et certaines n’ont que de brefs échanges dans leur journée. Cette situation est inquiétante car, selon l’OMS, l’impact de l’isolement sur la mortalité est à un niveau comparable à celui d’autres facteurs comme le tabagisme. 

Ne pas forcer la personne âgée à parler

Même si le sujet de l’isolement peut être compliqué à aborder avec son proche, il est important d’en parler. Plutôt que de demander de façon directe, les Petits Frères des Pauvres conseillent de questionner son parent sur ses sorties, de lui demander si cela le rend moins enthousiaste, si cette situation est normale pour lui. Il ne faut pas forcer son interlocuteur à parler, mais lui montrer que l’on est là, en lui posant la question avec attention. 

Si vous redoutez l’isolement d’une personne âgée, il est conseillé de mettre en place des gestes réguliers, de l’appeler chaque semaine par exemple. De plus, le portail pour-les-personnes-agees.gouv.fr (nouvelle fenêtre) recense les structures de proximité qui peuvent apporter un soutien aux aînés isolés. Ce réseau peut être activé à distance par les proches.

Caroline FRUHAUF pour TF1 INFO

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