- Des médias russes ont relaté, vendredi 2 octobre, le décès d’une technicienne de laboratoire travaillant à l’Institut de lutte contre la peste, en Sibérie.
- Pour Washington, ce décès n’est pas lié à une arme biologique : « Nous espérons que non », a déclaré Donald Trump, mercredi 7 octobre.
- Les autorités russes « disent que la situation est tout à fait sous contrôle », a-t-il noté, tout en leur demandant de communiquer davantage.
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Donald Trump appelle Moscou à communiquer davantage… Mais fait déjà confiance aux premiers éléments avancés par la Russie. Les États-Unis « ne pensent pas »
que la mort d’une laborantine travaillant sur la peste (nouvelle fenêtre) dans un institut de recherche en Sibérie soit liée à une arme biologique, a déclaré mercredi 7 octobre le président américain. « Nous espérons que non »
, a-t-il ajouté.
La mort de cette technicienne de laboratoire de 28 ans, qui travaillait pour l’Institut de lutte contre la peste d’Irkoutsk, a été rapportée par plusieurs médias russes vendredi. Selon le média local Peuples du Baïkal, elle aurait pu contracter la peste pulmonaire après le bris d’un tube à essai.
Moscou conviée à « partager beaucoup plus »
« Nous allons le savoir très bientôt mais nous ne pensons pas »
que ce décès soit lié à une arme biologique, a lancé le locataire du Bureau ovale, interrogé sur cette hypothèse à la Maison Blanche. Les autorités russes « disent que la situation est tout à fait sous contrôle »
, a-t-il souligné, cité par ABC News (nouvelle fenêtre). Il a répété qu’une conversation téléphonique était prévue avec son homologue russe Vladimir Poutine, sans dire exactement quand elle aurait lieu.
Le milliardaire républicain a ajouté que les autorités russes ont communiqué « un peu »
avec les équipes américaines au sujet de ce cas suspect, mais attend d’elles « qu’elles en partagent beaucoup plus »
. « Nous disposons d’experts brillants. Ils savent tout de ce qui se passe, et toutes ces informations passent par eux »
, a-t-il assuré. « Il incombe à la Russie de partager davantage d’informations sur ce qui s’est passé »
, avait déjà souligné mardi le secrétaire d’État américain Marco Rubio, soulignant que toute infection en laboratoire inquiétait d’autant plus depuis la pandémie de Covid-19.
De leur côté, Moscou a affirmé mercredi qu’il n’existait
« aucun risque épidémique »
en Sibérie (nouvelle fenêtre), dénonçant de « fausses informations »
alors que les appels à plus de transparence se multiplient. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a notamment affirmé ne pas disposer d’informations sur une demande des États-Unis adressée à Moscou pour obtenir des éclaircissements, précisant que Moscou avait déjà informé l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) sur ce sujet.
L’OMS pas « en mesure » d’évaluer complètement les risques
Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur de cette agence onusienne, l’a lui-même exhorté à faire la lumière « sur les informations dans les médias faisant état d’un second employé atteint d’une pneumonie d’origine indéterminée »
. L’OMS a aussi annoncé mercredi soir ne pas être « en mesure »
à ce stade de mener une évaluation complète des risques (nouvelle fenêtre), faute d’une « vision complète »
de la situation. L’Union européenne a elle aussi exhorté Moscou à fournir davantage d’informations à la suite du décès de cette jeune femme, dont le retentissement a pris ces derniers jours une ampleur internationale.
« La surveillance médicale de plus de 90% des personnes ayant été en contact avec la patiente est terminée. Aucun trouble de santé lié à une pathologie infectieuse n’a été détecté »
, a affirmé mercredi l’agence de santé publique russe Rospotrebnadzor. Mais à Chelekhov, la localité proche d’Irkoutsk, des habitants ont raconté à l’AFP que les mesures de sécurité sanitaires étaient strictes.

