• Nelson, le « champion » de Matt Pokora spécialiste du lyrique, a remporté la 12e saison de « The Voice Kids » ce samedi 3 octobre sur TF1 et TF1+.
  • « J’ai vraiment été surpris de gagner », nous assure le lycéen de 15 ans originaire de Martinique, qui ne chantait pas encore il y a deux ans.
  • Album « opéra-R&B », Eurovision Junior et couture, l’adolescent a déjà beaucoup d’idées pour la suite.

Ajoutez TF1info à vos sources sur Google

Il a offert à Matt Pokora son premier trophée depuis celui décroché par Manuela il y a 10 ans. Si les téléspectateurs de TF1 ont découvert sa victoire ce samedi 3 octobre, Nelson savoure, lui, son titre de « The Voice Kids 2026 » depuis l’enregistrement de la finale il y a plusieurs mois. L’adolescent de 15 ans nous assure que garder le secret a été « un peu difficile au début ». « Après, j’ai su faire », sourit le Martiniquais désormais installé à Paris. 

Qualifié d’« extraterrestre » par les coachs, ce spécialiste du chant lyrique a impressionné dès son audition à l’aveugle. À peine rentré du lycée, il a répondu à notre appel pour débriefer son aventure « The Voice Kids », des étoiles encore plein les yeux et la tête remplie de nouveaux rêves à réaliser.

Nelson, 15 ans, a remporté la finale de « The Voice Kids » le 3 octobre 2026 pour le plus grand bonheur de son coach Matt Pokora. – ITV STUDIOS FRANCE

C’est la deuxième fois que tu atteignais la finale d’un concours de chant télévisé après « Prodiges ». Es-tu arrivé conquérant en te disant : « Cette fois, c’est la victoire ou rien » ?

Non, parce que pour moi, j’ai gagné à « Prodiges ». L’émission m’a donné une visibilité que je ne pensais pas avoir. En venant à « The Voice Kids », je me suis dit que c’était une nouvelle aventure, peu importe le résultat ! J’ai vraiment été surpris de gagner parce qu’il y avait beaucoup, mais beaucoup, beaucoup de chances que je perde. Même pendant l’étape des groupes, je pensais que d’autres talents allaient se qualifier et que mon parcours allait s’arrêter. Aller en finale puis en super finale, c’est quand même extraordinaire !

Si tu devais choisir un seul moment de ta finale, ce serait…

Je pense que ce serait un moment qui n’a pas été filmé. Ce ne serait même pas pendant la finale en fait mais lors de l’étape des groupes, quand on était tous ensemble. Je veux me souvenir de « The Voice Kids » comme d’une aventure avec tous mes amis.

Juste après ta prestation époustouflante sur « Le Monde est stone » en finale, Matt Pokora te prend dans ses bras et te parle à l’oreille. Il te dit quoi à ce moment-là ?

J’ai complètement oublié (rires) ! Ça devait être quelque chose comme : « Tu l’as fait, tu l’as fait ! »

Tu dis de Matt Pokora : « Il me donne toutes ses clés pour que je puisse ouvrir les portes ». Qu’as-tu appris avec lui que tu n’avais pas encore appris avec ton professeur de chant Fabrice Di Falco ?

Je pense que Matt Pokora m’a apporté ce côté show pop, qui est différent du show lyrique. J’ai pu mélanger les deux en chantant avec RnBoi. Je n’aurais pas pensé un jour faire un duo avec lui, je trouve que c’était très original.

Ça avait un petit côté Gims…

Oui, c’est ce que je recherchais ! Gims est sur ma playlist en ce moment, comme Tayc et Beyoncé. Je suis loin de n’écouter que du lyrique, j’écoute vraiment de tout !

Je suis vraiment passionné par la couture donc j’aimerais continuer là-dedans

Nelson

Le plus fou dans ton parcours, c’est que tu ne chantais pas il y a deux ans. Comment est-ce qu’à 13 ans, on en vient à chanter du lyrique dans sa chambre ? Tes parents écoutaient-ils des artistes comme Andrea Boccelli ou Florent Pagny ?

Alors non, j’ai vraiment eu l’exemple de mon grand frère. Il a participé au concours Voix des Outre-mer, celui que supervise mon coach Fabrice Di Falco. C’est un concours de chant lyrique qui réunit un finaliste par région des Outre-mer, la finale a lieu à l’Opéra Bastille à Paris. J’ai participé à la septième édition, que je n’ai pas eu la chance de remporter. Puis il y a eu « Prodiges » et j’ai tenté ma chance lors de la huitième édition des Voix des Outre-mer. J’ai gagné le prix Jeune talent, dédié aux personnes de moins de 21 ans. J’étais tellement content d’avoir pu ramener une victoire à la Martinique, c’était extraordinaire.

Lors de ton audition à l’aveugle, tu racontais que la première fois que tu as essayé le lyrique, c’était « catastrophique ». Tu te souviens de la chanson avec laquelle tu t’es lancé ?

La toute première que j’ai chantée, c’était « Che farò senza Euridice », extraite de l’opéra Orphée et Eurydice (nouvelle fenêtre). C’est vraiment une belle musique, assez compliquée et qui n’était pas pour ma tessiture. C’est ma maman qui m’a proposé de la chanter, elle avait vu quelqu’un la chanter au concours.

Les coachs parlent de toi comme d’un « extraterrestre ». Pourquoi le chant lyrique est-il extraordinaire pour toi ? 

Je trouve que toutes les manières de chanter sont très belles, que ce soit le yodel ou le chant pop. Le lyrique, c’est la racine de tout ça. C’est particulier, c’est très technique. C’est ce qu’ont dit les coachs à mon audition à l’aveugle : « Si tu chantes du lyrique, tu peux tout chanter ».

The Voice Kids 2026 – Nelson chante « Una furtiva lagrima » de Gaetano Donizetti (Audition à l’aveugle)

Ton avenir musical, tu l’imagines sur scène avec tes propres chansons ou à l’opéra ?

Les deux ! J’aimerais aussi être le représentant du lyrique dans la pop culture, comme l’avait fait Monroe avec sa chanson « Regarde-moi » ou comme le pianiste Sofiane Pamart, qui mélange piano et rap. J’aimerais bien continuer sur cette route-là. Il y a quelque chose à gratter. Ce serait incroyable que je puisse continuer et refaire un peu ce que j’avais fait sur la finale.

Il ressemblerait à quoi le premier album de tes rêves ?

Je dirais de l’opéra-R&B, on va dire ça comme ça, et des musiques lyriques en créole aussi. Je trouve qu’elles sont très très jolies.

Si jamais tu ne deviens pas chanteur, quel autre métier rêves-tu d’exercer ? 

Je suis vraiment passionné par la couture donc j’aimerais continuer là-dedans. En Martinique, j’avais des cours mais comme je suis à Paris maintenant, je ne les ai plus. C’est un autre monde, c’est sublime de voir un défilé. Je n’ai jamais eu la chance d’en voir un. Mon rêve, ce serait d’être invité à un défilé et de pouvoir continuer mes études dans les grandes institutions de couture. Franchement, ce serait l’un de mes plus grands rêves ! J’ai déjà commencé un premier croquis mais je ne l’ai jamais fini parce que je suis parti pour « The Voice Kids ». C’était une salopette.

Dès lundi, c’est le retour en classe de seconde… Tes camarades connaissent ton parcours ?

Oui, j’ai la chance d’aller dans un lycée dont la moitié des élèves étudient au conservatoire. C’était impressionnant de voir le nombre de personnes qui m’ont reconnu quand je suis arrivé. Et c’est que du love !

Tu nous parlais de Monroe, qui a participé à l’Eurovision. Alec, lui aussi finaliste de « The Voice Kids », va représenter la France à l’Eurovision Junior à la fin du mois. Ça te plairait aussi ?

Ce serait vraiment quelque chose qui pourrait me plaire, c’est l’un de mes objectifs aussi. Pendant un moment, je me suis dit que j’aimerais trop participer à l’Eurovision, faire un peu comme Monroe mais creuser encore plus. Je trouve que ce serait vraiment intéressant et je pourrais peut-être, avec ma chance, ramener une victoire à la France.

Quel message voudrais-tu faire passer à ceux qui ont envie de chanter mais n’osent pas se lancer ?

Leur dire que tout est possible ! Donnez-vous les moyens parce que les moyens vous attendent. Même si vous pensez que c’est un peu tard, ce n’est jamais trop tard. Lancez-vous parce qu’il y a deux ans, je ne pensais pas gagner « The Voice Kids ». J’ai su le faire, à votre tour ! Vos opportunités vous attendent.

>> « The Voice Kids 2026 » – toutes les prestations de la saison sont sur TF1+

Delphine DE FREITAS

Share.
Exit mobile version