- Le caporal-chef Anicet Girardin, 31 ans, était engagé depuis janvier 2026 au sein de la Finul au Liban.
- C’est le deuxième soldat français tué dans le pays en une semaine.
- La France a demandé au Liban qu’une enquête soit menée pour retrouver les responsables.
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Le caporal-chef Anicet Girardin, 31 ans, était engagé depuis janvier 2026 au sein de la Finul, la force intérimaire des Nations unies au Liban. C’est le deuxième soldat français tué dans le pays en une semaine.
La ministre des Armées Catherine Vautrin a appris sa mort en pleine commission parlementaire ce mercredi 22 avril. Après une minute de silence, elle lui a rendu hommage quelques instants plus tard. « Je m’incline avec un immense respect devant la mémoire de ce soldat. Mes pensées vont à sa famille, à ses proches, à ses camarades blessés et à son régiment »,
a-t-elle écrit sur X.
Un homme « reconnu par ses pairs »
Le caporal-chef Anicet Girardin faisait partie de la patrouille française, prise à partie dans une embuscade samedi par un groupe armé affilié au Hezbollah dans le Sud-Liban, près du village de Ghanduriyah. Adjoint-chef de groupe cynotechnique, il était spécialisé dans la détection et recherche d’explosifs.
Des missions que le général Gilles Haberey a déjà commandées au sein de la Finul. Il sait à quel point le Sud-Liban sous contrôle du Hezbollah est une zone où tout peut basculer en un instant. « Le Hezbollah n’est pas fondamentalement hostile à la Finul, mais il a son propre calendrier, son propre agenda. Si à un moment, comme c’est le cas actuellement, la présence de la Finul les empêche d’agir au sein de cet environnement géographique et de cette population, la Finul devient un obstacle »,
explique l’ancien officier général de l’inspection de l’armée de terre.
C’est au cours de cette embuscade que l’adjudant Florian Montorio a été tué ce week-end d’un tir direct. Et c’est en voulant lui porter secours que le caporal-chef Anicet Girardin a été touché. Opéré en urgence, il a été rapatrié en France, mais est décédé ce mercredi des suites de ses blessures.
Originaire de Reims, il servait depuis dix ans au sein du 132e régiment d’infanterie cynotechnique de Suippes, dans la Marne. Ses frères d’armes ont salué la mémoire et la bravoure d’un soldat exemplaire. « Le caporal-chef Anicet Girardin était un meneur d’hommes charismatique, apprécié de tous, et il suscitait l’adhésion de tous ses hommes. Il était reconnu par ses pairs et par ses chefs »,
a souligné le lieutenant-colonel Alexandre.
Deux autres soldats français blessés
Le maire de sa ville d’origine lui a également rendu hommage sur X. « C’est avec une profonde tristesse que je viens d’apprendre le décès du caporal-chef Anicet Girardin, membre du 132e régiment d’infanterie cynotechnique dont Reims est la marraine. Un hommage solennel lui sera rendu les 7 et 8 mai prochains, en présence de ses compagnons d’armes »,
écrit Arnaud Robinet.
Le caporal-chef Anicet Girardin était pacsé et père d’un enfant. La France a demandé au Liban qu’une enquête soit menée pour retrouver les responsables. Deux autres soldats français ont été blessés au cours de cette embuscade meurtrière.

