- La braderie de Lille s’achève avec des résultats contrastés selon les participants.
- Si les bradeux réalisent des gains souvent modestes, les restaurateurs affichent des chiffres d’affaires importants grâce à l’affluence record de plus de 2 millions de visiteurs.
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Le 20H
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Dimanche soir, au terme de la braderie de Lille, l’heure était au bilan pour les bradeux. Les stands, presque vides en fin de journée, témoignent de l’activité intense du week-end. Mais gains varient beaucoup d’un stand à l’autre. Certains participants déclarent avoir réalisé un peu plus de 1.000 euros. D’autres affichent des résultats plus modestes : 110 euros pour une enfant, 500 euros pour une autre, ou encore 80 à 100 euros pour certains membres d’une même famille, témoignent des exposants dans le reportage du 20H de TF1 en tête de cet article.
L’argent gagné est destiné à différents usages selon les familles. Certains choisissent de le mettre de côté, tandis que les enfants disposent librement de leurs gains. Pour d’autres, cet argent constitue un budget pour des sorties : cinéma, théâtre ou balades diverses.
Des tarifs variables selon les emplacements
Depuis plusieurs années, les places à la braderie sont payantes. Si l’accès reste gratuit pour les Lillois, les autres participants doivent débourser entre 30 et 80 euros selon la taille du stand. Certains emplacements atteignent même 150 à 200 euros. Pour les professionnels et brocanteurs, la facture est nettement plus salée : 250 euros pour dix mètres de trottoir.
Les brocanteurs constatent une évolution des comportements d’achat. Les visiteurs privilégient désormais les petites pièces faciles à transporter dans des sacs à dos, délaissant les objets volumineux qui se vendent beaucoup moins bien que les années précédentes. Malgré cette tendance, le chiffre d’affaires des professionnels reste beaucoup plus important que celui des bradeux occasionnels.
Les restaurateurs, grands gagnants de l’événement
Les véritables gagnants de cette édition sont les restaurateurs. Depuis vendredi, la foule se presse pour déguster les fameuses moules-frites, vendues en moyenne 18 euros. Un prix jugé élevé mais accepté par les visiteurs pour qui, au moment de la braderie, il n’y a pas de prix pour ce plat emblématique. Les marges sont très confortables pour les établissements.
L’ampleur de l’événement nécessite des moyens considérables. Un restaurateur témoigne avoir embauché 30 personnes supplémentaires et commandé sept tonnes de moules pour servir environ 5.000 couverts sur le week-end, du vendredi soir au dimanche soir.
La braderie 2026 est déjà considérée comme un excellent cru, avec une fréquentation qui devrait dépasser la barre des 2 millions de visiteurs.

