• L’individu est suspecté d’avoir tué avec une grande violence son ex-compagne à son domicile de Bollène.
  • En juin dernier, déjà, lors de la séparation du couple, il avait été mis en garde à vue pour des violences.
  • Depuis, la victime bénéficiait notamment d’une ordonnance de protection.

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Un féminicide d’une rare violence. Un homme a été mis en examen et placé en détention provisoire pour le meurtre de son ex-compagne, qu’il est soupçonné d’avoir tuée avec une grande violence jeudi 6 août à son domicile de Bollène (Vaucluse), a annoncé samedi le parquet d’Avignon.

Il a en outre été mis en examen pour « détention d’armes de catégorie B et de catégorie C », a précisé dans un communiqué Jean-François Mayet, procureur de la République adjoint. Au moment de la découverte de son corps inanimé par les gendarmes, la victime « présentait de nombreuses blessures au niveau du crâne » dont certaines « supposaient l’emploi d’un objet tranchant », a-t-il précisé.

Les forces de l’ordre étaient intervenues jeudi soir suite à un signalement d’une connaissance de la victime qui s’inquiétait de son absence. L’homme a ensuite été interpellé dans la soirée à son propre domicile où il se trouvait avec les deux enfants du couple qu’il formait précédemment avec son ex-compagne.

107 femmes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en 2024

Le suspect n’en était pas à ses premiers actes violents sur son ex-compagne : en juin dernier, lors de la séparation du couple, il avait déjà été mis en garde à vue pour des violences à son encontre. Placé sous contrôle judiciaire, il devait même comparaître devant le tribunal correctionnel de Carpentras en novembre prochain. 

Depuis, la « victime décédée bénéficiait de mesures de protection complémentaires avec la remise d’un téléphone grave danger confié fin juin par le parquet de Carpentras, ainsi que d’une ordonnance de protection délivrée par le juge aux affaires familiales », a précisé le parquet. « Depuis les faits du mois de juin, aucun autre fait de violence n’avait été signalé, ni même dénoncé par la victime », a-t-il ajouté.

Les enfants du couple originaire de Tchéquie ont été pris en charge par le centre hospitalier d’Avignon avant d’être placés auprès de l’Aide sociale à l’enfance. Au regard de la gravité des faits qualifiés de meurtre, le parquet de Carpentras s’est dessaisi de l’enquête au profit de celui d’Avignon qui la centralise. Celle-ci se poursuit désormais sous l’égide d’un juge d’instruction.

107 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en 2024, contre 96 en 2023, soit une augmentation de 11%, selon les dernières données de la Mission interministérielle pour la protection des femmes (Miprof).

La rédaction de TF1info avec AFP

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