- Velvet a l’intention de relier Nantes, Bordeaux, Rennes et Angers à Paris.
- Les premiers trains de cette compagnie de train française rouleront à partir de 2028.
- À terme, elle entend proposer 10 millions de nouvelles places sur l’axe atlantique.
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Bientôt un opérateur ferroviaire 100% français pour concurrencer la SNCF. La compagnie tricolore Velvet a obtenu, mardi 1er septembre, une licence d’exploitation pour faire circuler ses trains (nouvelle fenêtre) sur le réseau ferroviaire français. Ce sésame, délivré par le ministère des Transports, garantit que l’entreprise remplit les conditions juridiques et financières pour lancer des services de trains de voyageurs en exploitation commerciale.
Pour faire rouler ses trains, Velvet devra encore obtenir un Certificat de Sécurité Unique (CSU) attestant que l’entreprise maîtrise aussi les risques et son système de gestion de la sécurité. Les premiers essais doivent débuter à La Rochelle, suivis d’essais sur rail à partir de 2027.
La société ambitionne de lancer trois liaisons à partir de 2028 : Bordeaux, Angers, Nantes et Rennes à partir de Paris. « On a choisi la façade atlantique, parce que c’est vraiment une région très, très dynamique »
, expliquait Rachel Picard, cofondatrice et dirigeante de Velvet, dans un reportage du 20h de TF1 diffusé en juillet 2025 (nouvelle fenêtre). « Il n’y a pas encore d’alternatives de choix sur ces destinations-là. Donc, c’est ça qu’on vient apporter puisque pour l’instant les autres opérateurs sont plutôt sur le Sud-Est »
, soulignait-elle.
À terme, l’opérateur privé entend proposer dix millions de nouvelles places de train à grande vitesse sur l’axe atlantique, l’un des plus rentables pour la SNCF.
Pour mener à bien le projet, dans un secteur où les échecs des concurrents à la SNCF se sont multipliés ces derniers mois, Velvet a obtenu l’appui d’un fonds d’investissement, Antin Infrastructure Partners, qui a mis un milliard d’euros sur la table. Grâce à cette somme, Velvet a passé commande pour 12 rames Avelia Horizon, soit le même modèle que le TGV M (nouvelle fenêtre) que la SNCF doit elle-même mettre en service prochainement. Ces trains à deux niveaux de dernière génération, construits par Alstom, proposent plus de sièges que les TGV actuels et sont moins gourmands en énergie.
La SNCF exploite l’essentiel du réseau à grande vitesse
Pour remplir ses trains, l’entreprise Velvet compte sur le déséquilibre qu’elle estime entre l’offre et la demande qui existe sur les axes de la façade atlantique desservis pour l’instant par la seule SNCF. « Actuellement, 15% de voyageurs ne trouvent pas de place et renoncent à leur voyage sur chacune de ces routes, et, selon nos estimations, 25% ne trouveront pas de place en 2028 si rien n’est fait »
, expliquait à l’AFP la dirigeante en avril dernier. Jusqu’à présent, malgré l’ouverture du marché ferroviaire à la concurrence, la SNCF continue d’exploiter l’essentiel du réseau à grande vitesse.
Fin 2021, la compagnie italienne Trenitalia a été la première à se lancer sur le Paris-Lyon. Si elle n’est toujours pas rentable dans l’Hexagone, son implantation a permis de faire baisser les prix de 10% sur cet axe, selon l’Autorité de régulation des transports. Depuis, elle a ouvert Paris-Marseille en 2025 et envisage même de lancer une liaison Milan-Gênes-Nice-Marseille. La compagnie espagnole Renfe a quant à elle ouvert deux liaisons entre Madrid et Marseille et Barcelone et Lyon, mais elle a mis en pause son projet de relier Barcelone à Toulouse.

