- L’association 40 millions d’automobilistes demande le retrait d’un radar de chantier installé au niveau de la porte de Montreuil ainsi que l’annulation de tous les PV émis.
- L’appareil est réglé pour flasher les véhicules à 30 km/h dans une zone de travaux.
- Avec une amende de 135 euros, plus de 752.000 euros pourraient être récoltés en une seule journée.
Des crépitements à n’en plus finir. L’association 40 millions d’automobilistes se mobilise contre un radar de chantier installé derrière une palissade sur le périphérique parisien, au niveau de la porte de Montreuil. « Il flashe à 30 km/h depuis le 24 août pour sécuriser les travaux de réaménagement prévus jusqu’en 2030 »
, précise-t-elle dans une vidéo mise en ligne cette semaine. Elle dénonce « une limitation de vitesse abusive »
, parlant d’un dispositif qui « dessert tous les discours de sécurité routière et ne sauve aucune vie »
.
« On s’est rendu compte qu’il y avait un problème : 18 flashs mesurés en quatre minutes. Si on prend cette proportion ramenée à l’année, c’est un radar qui rapporterait 250 millions d’euros à l’État par an. On est dans le cadre d’un radar purement pompe-à-fric. Ce radar n’est pas là pour la sécurité »
, déplore sur TF1 Pierre Chasseray, délégué général de 40 millions d’automobilistes. Selon les calculs de l’association, qui se base sur une amende de 135 euros, le dispositif pourrait rapporter jusqu’à 752.516 euros par jour à l’État.
« La Déléguée interministérielle à la Sécurité routière doit aller constater ce que nous avons vu sur place : des automobilistes qui roulent prudemment, mais qui se font flasher quand même, puisque la vitesse a été abaissée de façon drastique »
, souligne l’association sur X. Elle appelle au « retrait de ce radar »
ainsi qu’à « l’annulation de l’ensemble des PV dressés depuis sa mise en service »
.

