Le MSC World America, construit aux Chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire, prend le large ce jeudi.
Six piscines, treize restaurants, une vingtaine de bars, un parc d’attractions à ciel ouvert…
Une équipe de TF1 vous fait découvrir de l’intérieur les infrastructures titanesques de ce géant des mers.
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Le 13H
Plus de 300 mètres de long et 77 mètres de hauteur… le World America de MSC Croisières résulte du travail de 10.000 personnes en moins de deux ans. « Ça, c’est la rue intérieure, qui est sur trois ponts, et qui fait à peu près une centaine de mètres de long », détaille le responsable navire, Bertrand Du Charlat, au milieu d’un décor aux allures de centre commercial géant. Alors que le paquebot a quitté Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) pour Miami ce jeudi, ce chef d’orchestre du chantier, qui en connaît les moindres recoins, le fait visiter à notre équipe dans le reportage du JT visible ci-dessus. « On brasse directement de la bière à bord », se réjouit-il fièrement.
Sur ce géant des mers, il est aussi possible de trouver un barbier, trois salles de spectacle, vingt bars, treize restaurants, et de nombreuses boutiques. À l’extérieur se trouve même un parc d’attractions à ciel ouvert, six piscines, un parcours d’accrobranche, ou encore des auto-tamponneuses.

Les plus téméraires pourraient trouver leur bonheur avec les balançoires, à 50 mètres au-dessus de la mer. « Elles se déploient au-dessus du vide, à 50 mètres ou 60 mètres de haut. Les passagers peuvent aller faire de la balançoire les pieds dans le vide », décrit Bertrand Du Charlat.
Alors que le marché des croisières a progressé de 6% l’année dernière, les armateurs proposent toujours plus de services pour faire face à la concurrence. « À chaque fois, on pense qu’on a atteint la limite et qu’il n’y aura pas de bateau plus grand. Mais l’imagination étant sans limites, il faut que la réalisation suive », constate Bertrand Du Charlat, un large sourire aux lèvres. Au total, 6.700 passagers peuvent embarquer à bord.
Propulsé avec du gaz naturel liquéfié
Cette réalisation XXL est toutefois critiquée pour sa pollution. Si certains ports européens comme Venise ou Amsterdam ont interdit l’accès à ces navires, les constructeurs, eux, tentent de s’adapter. Pour réduire des rejets de CO2, le fioul du moteur de ce paquebot a été remplacé par du gaz naturel liquéfié (GNL). « C’est comme votre voiture. Votre voiture d’il y a dix ans, par rapport à celle d’aujourd’hui, elle est plus polluante. Il y a cette nécessité de renouveler le parc de paquebots pour rentrer dans les nouveaux critères », assure Bertrand Du Charlat.
Ce bateau fabriqué en France est aussi une fierté pour l’ensemble de la région. Plus de 500 fournisseurs ont travaillé sur le chantier. « Il y a des prouesses techniques à réaliser, et quand on voit ces éléments-là intégrés à bord des navires, on est toujours très fiers de ce que l’on a fait », souligne Pierre Sallenave, PDG de la Chaudronnerie Navale Industrielle (CNI), qui a fabriqué les structures lumineuses du paquebot. Ce dernier doit désormais rejoindre son port d’attache à Miami, en Floride.