Vingt ans de contrats pour l’Union européenne (UE), une évacuation de Gaza vers l’Egypte, un contrat non renouvelé et une situation irrégulière : telle est, dans les grandes lignes, la situation de Mohammed Baraka, un Gazaoui employé, jusqu’en juin 2025, par la mission d’assistance de l’UE au poste frontière de Rafah (Eubam Rafah). Celle-ci sécurisait et assistait l’Autorité palestinienne dans la gestion du point de frontière avec l’Egypte, avec l’accord d’Israël. M. Baraka accuse l’UE de l’avoir « poignardé dans le dos et licencié de la manière la plus humiliante qui soit, sans aucun respect ».
L’homme de 49 ans avait rejoint en 2006 la mission, créée un an plus tôt. Il rédigeait des rapports quotidiens sur la situation politique et économique de l’enclave et coordonnait l’entrée des délégations de l’UE avec les autorités locales. Depuis 2007, il était le seul membre local du bureau, car la mission était « en attente », l’UE ne souhaitant pas travailler avec le Hamas. Ses contrats ont néanmoins été renouvelés durant vingt ans, avant que la fermeture du bureau de Gaza ne le précipite dans une situation inextricable.
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