Une forte présence policière est maintenue, dimanche 31 août, à Fontjoncouse (Aude) sur le site de la rave party qui rassemble environ 2 500 fêtards dans une zone ravagée au début d’août par un gigantesque incendie. Plusieurs personnes ont été placées en garde à vue, a précisé la préfecture. « Le dispositif mis en place par la gendarmerie s’est maintenu dans la nuit et a permis d’empêcher un certain nombre de participants d’accéder au site » dans la nuit de samedi à dimanche, annoncent par ailleurs les pouvoirs publics dans leur communiqué.
En tout, 150 gendarmes continuent de bloquer l’accès au terrain sur lequel se déroule la rave party malgré « l’insistance » d’individus souhaitant rejoindre les lieux, et « plusieurs personnes ont été placées en garde à vue » dans la nuit, précise la préfecture, sans donner de nombre précis.
« Toute personne contrôlée sera verbalisée », préviennent les autorités, le préfet renouvelant son appel « à quitter les lieux immédiatement ».


Pour limiter l’accès à la zone, plusieurs routes départementales sont coupées dans les environs jusqu’à lundi midi.
Une fête qui suscite l’indignation locale
L’organisation de telles festivités dans une zone sinistrée par le gigantesque incendie qui a parcouru 16 000 hectares dans le massif des Corbières au début du mois d’août a provoqué une vive émotion chez les habitants.
Le maire de Fontjoncouse, Christophe Tena, avait ainsi déclaré sur BFM-TV : « Voir des gens qui viennent faire la fête là où les autres ont tout perdu, c’est honteux, ils ne respectent rien. »
Parti de la commune de Ribaute à une vingtaine de kilomètres de Fontjoncouse, le feu du 5 août a notamment détruit 36 habitations et tué une personne.
C’est le pire incendie depuis au moins cinquante ans sur le pourtour méditerranéen français, selon la base de données gouvernementale des incendies de forêt en France, qui répertorie depuis 1973 la surface totale parcourue par les flammes.