En plein milieu d’une banlieue particulièrement dense, le parc de la Haute-Ile, en bord de Marne, constitue un havre de fraîcheur pour les visiteurs et un refuge boisé pour les oiseaux migrateurs. On le sillonne à pied ou à vélo pour une journée, à partir du RER E (arrêt Chelles-Gournay) ou du RER A (arrêt Neuilly-Plaisance).
Mouettes rieuses et vaches highlands
Ouvert en 2008, le parc de la Haute-Ile fut, jusqu’au milieu des années 1950, une zone agricole dévolue au maraîchage. Devenu friche, ce vaste espace de 65 hectares, ancienne île sur la Marne dont certains bras se sont asséchés, a échappé à des projets de carrière, de bretelle autoroutière et de base nautique, entre autres. Les naturalistes, qui avaient repéré le retour de plusieurs espèces dans la végétation broussailleuse, ont sonné l’alerte. « La nature avait repris ses droits sur ce site et, comme la zone est humide, elle est redevenue un refuge pour des migrateurs, des oiseaux nicheurs qui occupent les fourrés et même des rapaces », explique Stéphane Guenneteau, technicien gestionnaire du parc.
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