- Un homme a été retrouvé mort ce dimanche à la prison de la Santé dans le 14ᵉ arrondissement de la capitale.
- Âgé de 40 ans, ce dernier a été mortellement brûlé dans l’incendie de sa cellule.
- Une enquête a été ouverte par le parquet de Paris.
Panique ce matin dans le seul établissement pénitentiaire de Paris. Un détenu a été retrouvé mort après l’incendie de sa cellule à la prison de la Santé dans le 14ᵉ arrondissement, a indiqué à l’AFP le parquet, confirmant une information du Parisien
(nouvelle fenêtre).
« Visiblement, c’est une personne détenue qui a mis le feu à sa cellule »
, a expliqué à l’AFP l’administration pénitentiaire, en précisant que cet homme était seul dans celle-ci.
Âgé de 40 ans et condamné à une peine correctionnelle, il était libérable le 22 octobre, a-t-elle ajouté. Il souffrait de troubles psychiatriques.
Les pompiers sont intervenus vers 6 h
Le parquet a expliqué avoir ouvert une « enquête en recherche des causes de la mort ».
Le feu a été maîtrisé après l’intervention des pompiers. Ces derniers ont fait état de la mobilisation d’une quinzaine d’engins et d’une soixantaine de pompiers, « aux environs de 6 h »
dimanche matin.
Les équipes régionales d’intervention et de sécurité (Eris) (nouvelle fenêtre)de l’administration pénitentiaire ont par la suite été déployées sur le site pour sécuriser l’établissement, le temps de l’intervention des pompiers.
Des détenus ont été conduits à l’hôpital
Conformément au protocole, les détenus des coursives avoisinantes ont été évacués pour les protéger des fumées toxiques. « Une centaine de détenus a été placée dans la cour de promenade d’un autre bâtiment puis réintégrés »
, a précisé l’administration pénitentiaire.
Quatre détenus ont été transférés à l’hôpital pour des examens respiratoires, à la suite de l’inhalation de fumées. Aucun agent pénitentiaire n’a été blessé. Toujours selon l’administration pénitentiaire, « seule la cellule touchée serait détruite ».
Au 1ᵉʳ août, selon les statistiques du ministère de la Justice, la prison de la Santé affichait une surpopulation carcérale de 189,2%. Elle comptait alors 1.243 détenus pour 657 places.