Plusieurs dizaines de corps, dans des sacs mortuaires noirs, sur le sol. Ces images, publiées sur les réseaux sociaux malgré la coupure Internet imposée en Iran depuis les manifestations du 8 janvier, montrent la morgue de Kahrizak, au sud de Téhéran. Dans une vidéo de six minutes, on peut longuement voir l’extérieur de la morgue, où plusieurs familles viennent tenter d’identifier leurs proches.
Sur un écran, on peut apercevoir les photos de plusieurs manifestants tués dans la répression de ces mouvements de contestation. Sous la photo de l’un d’entre eux, il est inscrit : « 54/250 ».
A cause de la coupure d’Internet, l’évaluation de l’ampleur des manifestations et de leur répression est difficile. Selon Iran Human Rights, une ONG basée en Norvège, au moins 483 manifestants et huit mineurs ont été tués depuis le début de la mobilisation. Mais l’organisation ajoute que ce bilan pourrait être beaucoup plus lourd.







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