Apple choisit de s’associer avec Google pour renforcer les fonctionnalités d’intelligence artificielle (IA) dans ses iPhone, notamment au sein de son assistant vocal Siri. « Après un examen minutieux, nous avons estimé que la technologie de Google offrait les meilleures bases pour les modèles d’IA d’Apple. Et nous sommes enthousiasmés par les nouvelles expériences innovantes que cela offrira à nos utilisateurs », a déclaré au média CNBC un porte-parole de la firme à la pomme, lundi 12 janvier. La date de déploiement et le montant de cet accord n’ont, pour l’heure, pas été révélés.
Comment interpréter ce deal inhabituel ? N’est-ce pas un aveu de faiblesse pour Apple de devoir recourir à l’IA d’un géant du numérique concurrent ? L’annonce est, en réalité, plutôt perçue par les analystes financiers comme un point positif pour le fabricant de l’iPhone. En effet, Apple était attendu sur ce dossier par les marchés, qui jugent que le groupe accuse du retard dans le déploiement de l’IA.
En 2024, le groupe avait annoncé en fanfare une future version améliorée de Siri, qui serait capable de « voir » ce que l’utilisateur fait sur l’écran de son smartphone et de l’aider en direct, comme un assistant IA. Ce nouveau Siri devait aussi pouvoir mener des actions au nom de l’utilisateur, comme inscrire un événement dans un calendrier ou envoyer un e-mail. Las, il est apparu progressivement qu’Apple ne parvenait pas à produire rapidement un produit à la hauteur de ces promesses. En mars 2025, le PDG, Tim Cook, a reconnu des difficultés et reporté le lancement à 2026.
« [L’annonce de lundi] est ce que Wall Street attendait, car l’invisibilité de la stratégie d’IA d’Apple était l’éléphant dans la pièce », a écrit, dans une note, l’analyste Dan Ives, de la banque d’affaires Wedbush Securities. « Même si le délai est plus long que prévu au départ, il était nécessaire pour Apple de proposer un assistant IA au sein de son propre écosystème d’appareils », a-t-il ajouté, estimant que le nouveau Siri pourrait potentiellement générer de nouveaux revenus d’abonnements à des services.
Il vous reste 50.2% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.








