A perte de vue, les cheminées des usines crachent leur fumée blanche. Sous l’œil d’ouvriers en bleu de travail, casque sur la tête, les camions-citernes se relaient à l’entrée des complexes où sont alignés d’imposants réservoirs cylindriques. Les tubes métalliques des oléoducs reliés aux ports alentour sont visibles partout dans la région, dont ils sont la ligne de vie économique. Ici, les artères portent des noms comme « avenue de la Pétrochimie ». Ici, dans la très industrielle province du Shandong, dans l’est de la Chine, le raffinage du pétrole est une activité-clé. Et la petite ville de Dongying, sur l’estuaire du fleuve Jaune, en est l’épicentre.
On trouve là des sites exploités par les géants étatiques tels que Sinopec, mais beaucoup d’autres raffineries portent des noms connus des seuls experts du secteur : Wantong, Shenchi. Ces usines sont pourtant cruciales pour des pays comme le Venezuela et l’Iran. Leur présence explique comment la Chine, premier importateur de pétrole de la planète, demeure le client essentiel de régimes qui, de Téhéran à Caracas, sont lourdement sanctionnés par les Etats-Unis. Et comment Pékin reste le partenaire commercial et diplomatique vital des nations mises au ban par Washington.
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