La douzième édition de la Biennale de quatuors à cordes propose, jusqu’au dimanche 18 janvier, à la Philharmonie de Paris, un large éventail de concerts dédiés à un genre réputé austère en raison du contenu souvent abstrait et de la durée plutôt longue des œuvres. Le programme donné par le quatuor Tana, mercredi 14 janvier, dans l’amphithéâtre de la Cité de la musique, avait pour ambition de rompre avec cette tradition qui impose une écoute soutenue. Référence historique du répertoire contemporain, le Quatuor à cordes n° 1, « Métamorphoses nocturnes » (1953-1954), de György Ligeti (1923-2006), devait en assurer la colonne vertébrale selon un principe discutable : dispatcher ses différentes sections en les encadrant par des pièces commandées pour l’occasion et présenter le tout dans un flux continu avoisinant les 75 minutes.
Un défi XXL pour l’imaginaire et l’attention de l’auditeur ? Pas autant que pour un des derniers quatuors de Beethoven car, ici, des projections vidéo (Baptiste Klein) et une scénographie épisodique (Marc Lainé et Stephan Zimmerli) sont censées dynamiser le partage de la musique.
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