Oui, nous l’avons nous aussi entendu : Donald Trump a parlé plusieurs fois de l’Islande au lieu du Groenland dans le discours qu’il a prononcé à Davos. « J’aide l’OTAN, et jusqu’à ces derniers jours, quand je leur ai parlé de l’Islande, ils m’adoraient », a assuré le milliardaire de 79 ans, plus vieux président jamais élu aux Etats-Unis. Il semble évident qu’il faisait référence au territoire autonome danois, qu’il a la ferme intention d’acquérir.
Parlant toujours de l’alliance de défense transatlantique, Donald Trump a poursuivi peu après : « Je peux vous assurer que sur l’Islande, ils ne sont pas là pour nous », notant ensuite que mardi, le marché boursier avait chuté « à cause de l’Islande. Donc l’Islande nous a déjà coûté beaucoup d’argent ». Là encore, il ne fait guère de doute qu’il pensait bien au Groenland et non pas à l’île célèbre pour ses paysages volcaniques dont la capitale est Reykjavik.
La Maison Blanche a nié toute confusion. « Son discours écrit faisait référence au Groenland comme un “morceau de glace” parce que c’est de ça qu’il s’agit », a écrit la porte-parole Karoline Leavitt, en réponse à une journaliste qui soulignait la confusion.
Pendant son discours, Donald Trump, comme à son habitude, s’est très souvent écarté des remarques écrites défilant sur ses téléprompteurs.
Le sujet de l’acuité mentale est particulièrement sensible pour Donald Trump qui, pendant la campagne présidentielle, avait violemment attaqué son prédécesseur démocrate, Joe Biden, en assurant qu’il souffrait de sénilité avancée.
Certains élus démocrates ont appelé ces derniers jours à « invoquer le 25e amendement », celui permettant de mettre fin aux fonctions d’un président qui n’aurait plus les capacités physiques ou intellectuelles de gouverner.










Lgillet