La défense civile de Gaza a déclaré que deux adolescents palestiniens avaient été tués, samedi 24 janvier, par un drone de l’armée israélienne. L’organisme de premiers secours, qui fonctionne sous l’autorité du Hamas, a précisé que la frappe était intervenue près de l’hôpital Kamal-Adwan à Beit Lahya, dans le nord du territoire. L’hôpital gazaoui Al-Shifa a déclaré avoir reçu les deux corps, précisant qu’il s’agissait de garçons âgés de 13 et 15 ans.
« Plus tôt dans la journée (…) les troupes opérant dans le nord de la bande de Gaza ont identifié plusieurs terroristes qui ont franchi la ligne jaune » délimitant la zone restée sous contrôle d’Israël en vertu de l’accord de cessez-le-feu, a affirmé l’armée israélienne dans un communiqué. Ils ont « placé un engin explosif dans la zone et approché les troupes, représentant une menace immédiate pour elles », et « après les avoir identifiés, l’armée de l’air israélienne a frappé et éliminé les terroristes afin d’écarter la menace », peut-on lire dans le communiqué militaire.
Un officier du bureau de presse de l’armée a insisté auprès de l’Agence France-Presse (AFP) sur le fait que les troupes avaient « tué deux terroristes et non des enfants ».
La défense civile a fait état d’une autre personne tuée lors d’une frappe d’un quadricoptère (un drone comportant quatre rotors pour assurer sa portance israélien sur un groupe de civils à Jabaliya, également dans le nord de Gaza, sans fournir plus de détails. L’officier du bureau de presse israélien a dit ne pas avoir été informé d’un tel événement.
Selon le ministère de la santé de Gaza, qui dépend du Hamas, les forces israéliennes ont tué au moins 477 Palestiniens à Gaza, depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu le 10 octobre. L’armée israélienne recense quatre soldats tués sur la même période.
En raison des restrictions imposées aux médias à Gaza et de l’accès limité à de nombreuses zones, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les bilans et détails fournis par les deux parties, qui s’accusent quotidiennement de violer les termes de la trêve.










