Moins d’un an après la visite de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, à New Delhi, en février 2025, au cours de laquelle elle était accompagnée de tous les commissaires bruxellois, l’Union européenne (UE) continue de miser sur l’Inde. En témoigne la nouvelle visite dans ce pays d’Ursula von der Leyen et du président du Conseil européen, Antonio Costa, du dimanche dimanche 25 au mardi 27 janvier, en tant qu’invités d’honneur de la fête nationale du Jour de la République [Republic Day]. Cette visite fait suite à celle du chancelier allemand, Friedrich Merz, à la mi-janvier, et précédera de peu celle du président français, Emmanuel Macron, début février.
Chacune de ces visites a pour point d’orgue l’évocation – voire la signature – d’un traité ou de contrats. Ces derniers concernent surtout des ventes d’armes – sous-marins pour les Allemands, Rafale pour les Français –, l’Inde demeurant le pays qui achète le plus d’armes à l’étranger dans le monde. Quant au traité de libre-échange que l’Inde et l’UE négocient depuis des années, il devrait être conclu à l’occasion de l’actuelle visite de la présidente de la Commission européenne. Les contours en sont encore flous et la rumeur circule selon laquelle il ne serait pas à la hauteur des espérances des uns et des autres, en raison de réflexes protectionnistes, indissociables de la mobilisation de certaines professions. C’est ainsi que l’agriculture a été exclue de la négociation.
Si ce traité risque d’être incomplet, à l’instar de celui qu’ont conclu, en 2025, les Indiens et les Britanniques, pour lesquels, après le Brexit, il était important de s’inscrire dans de nouveaux accords commerciaux, même minimalistes, il a déjà été présenté par Ursula von der Leyen, sur le mode superlatif, comme « la mère de tous les traités ». La vice-présidente de la Commission, Kaja Kallas, a également annoncé la signature inattendue d’un partenariat de défense et de sécurité.
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