Avec ses méthodes expéditives et son long manteau vert olive à boutons de laiton, tout droit sorti, selon les critiques, d’une collection de la Wehrmacht, Gregory Bovino était devenu le visage de la militarisation de la lutte contre l’immigration clandestine aux Etats-Unis.
A Minneapolis (Minnesota), le policier, responsable de la Customs and Border Protection (CBP, la police aux frontières, l’une des agences fédérales chargée des opérations), s’était illustré par une répression particulièrement agressive contre les migrants présumés sans papiers, mais aussi contre les manifestants protestant contre les méthodes de l’administration Trump.
Samedi 24 janvier, à Minneapolis, Gregory Bovino n’avait pas attendu trois heures pour livrer ses conclusions sur la mort de l’infirmier Alex Pretti, tué de plusieurs balles tirées par les forces de la CBP. « Cela ressemble à une situation où un individu voulait faire un maximum de dégâts et massacrer les forces de l’ordre, » avait-il assuré sans se soucier des vidéos montrant, quel que soit l’angle des prises de vues, un homme abattu alors qu’il est à terre, roué de coups par cinq ou six policiers en tenue de combat.
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