- Avant d’aller à un entretien d’embauche, de nombreux candidats ont adopté un réflexe.
- Ils nettoient leurs réseaux sociaux.
- Une nouvelle étude met en lumière qu’ils sont 41% à le faire avant le jour J.
Un entretien d’embauche, ça se prépare. Mais encore faut-il savoir comment faire… Certains prêtent une attention particulière à leur look le jour J, d’autres potassent leurs dossiers sur le secteur en question afin de ne pas être collés si le responsable des ressources humaines les interroge.
D’autres encore poussent jusqu’à effectuer des modifications sur leurs réseaux sociaux. Et ils ne sont pas isolés. D’après une étude réalisée par la plateforme de recherche d’emploi Indeed en partenariat avec CensusWide (cabinet international d’études de marché), « 41 % des candidats déclarent avoir déjà modifié ou ajusté leurs profils sur les réseaux sociaux lors d’une recherche d’emploi »
. Mieux encore, 26 % des personnes interrogées reconnaissent l’avoir fait à plusieurs reprises.
Sans surprise, la Gen Z (45%) et les Millennials
(46 %) sont plus enclins à faire évoluer leurs profils sur Instagram, Facebook ou encore TikTok à l’approche d’un entretien d’embauche que la génération née entre 1965 et 1976 (35%). En la matière, les femmes et les hommes sont logés à la même enseigne. En revanche, de vraies disparités existent selon les régions. L’image en ligne est un vrai sujet pour 48% des candidats en Île-de-France, contre 31% seulement en Nouvelle-Aquitaine, par exemple.
Les détails auxquels prêtent le plus attention les candidats
Les candidats qui décident de changer leur profil sur les réseaux sociaux ne le font pas tous de la même manière. Ainsi, la majorité (51%) retravaille en priorité leur contenu afin de paraître plus professionnel. L’étude d’Indeed met en lumière une autre pratique : la modification de leur photo de profil ou de leur biographie. Ils sont 48% à le faire, et ce, afin d’apparaître plus attractifs.
28% d’entre eux nettoient également le contenu qu’ils affichent sur leur page. Au menu : suppression et masquage de certains posts. D’autres encore font plus radical. Ils passent tout simplement leur profil en privé (28%). Une bonne manière de montrer au recruteur que l’on fait une réelle différence entre vie professionnelle et vie privée.
Une attention particulière révélatrice d’un mal profond ?
D’après les auteurs de l’étude, « derrière ces pratiques se cache une inquiétude bien réelle »
. En effet, 36% des personnes interrogées ne cachent pas leur stress en imaginant être épiées par un recruteur qui fouillerait sur leurs réseaux sociaux. L’anxiété est légèrement plus prégnante chez les Millennials
(39%) que chez la Gen X (35%) ou la Gen Z (34%).
De même, cette inquiétude est plus importante dans certains secteurs d’activité. Ainsi, les métiers juridiques (75%), des arts et de la culture (50%) et du marketing (50%) sont plus sujets au stress que ceux de la manufacture, pour lesquels « seuls 10% des candidats se disent inquiets d’un éventuel screening de la part de l’employeur »
.










