- La métropole d’Orléans a confirmé samedi avoir déposé une offre pour la reprise des actifs de Brandt, un mois après la mise en liquidation de la marque française.
- L’objectif de la collectivité est « d’éviter » que la marque soit « vendue à des repreneurs étrangers ».
- Il s’agit de la troisième offre de reprise.
Un nouveau scénario de sortie de crise pour les salariés ? La métropole d’Orléans a confirmé samedi à l’AFP avoir déposé une offre pour la reprise des actifs de Brandt, l’ancien fleuron français de l’électroménager mis en liquidation judiciaire il y a un mois et demi.
Cette offre de rachat a été placée « sous condition »
, a précisé Serge Grouard, maire divers droite d’Orléans et président de la métropole. « Ce que je veux éviter, c’est que ces marques soient vendues à des repreneurs étrangers […] Notre offre tombe s’il y a des repreneurs français voulant reprendre ces marques au nom d’une entreprise française. »
L’offre ainsi que son chiffrage – 300.000 euros au minimum – doivent encore être votés par le prochain conseil métropolitain le 5 février.
Deux autres propositions à l’étude
Les acteurs intéressés par la reprise des usines et marques de l’ancien groupe centenaire (Brandt, Vedette, Sauter et De Dietrich) avaient jusqu’à jeudi pour se manifester. Deux propositions avaient jusqu’ici été rendues publiques. L’entreprise bretonne EverEver, jeune pousse positionnée sur l’électroménager durable et fondée en 2018, a annoncé mardi vouloir reprendre le site Brandt de Vendôme (Loir-et-Cher), qui employait 95 salariés, mais aussi certains autres actifs.
Fin décembre, l’homme d’affaires Stephan Français, patron de Thomson Computing, avait aussi proposé de reprendre l’usine d’Orléans, qui comptait 350 salariés sur les quelque 700 de l’entreprise, en élargissant l’activité historique de Brandt à celle de produits informatiques. Un projet de reprise en coopérative avait par ailleurs été rejeté en décembre.











