- Un pan de la promenade de Biscarrosse, située en front de mer de la station landaise, s’est effondré dans la nuit du samedi 31 janvier au dimanche 1ᵉʳ février.
- Des mesures de sécurité avaient été prises par la commune, fortement touchée par l’érosion.
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Tempêtes, orages, inondations… la météo s’emballe en France
À Biscarrosse, il ne reste plus grand-chose de la promenade qui surplombe les dunes de sable. La faute à un éboulement survenu durant le week-end, précipité par une météo défavorable, dans cette station prisée de la côte landaise fortement touchée par l’érosion.
Cet effondrement était « quelque chose que l’on appréhendait »
et « toutes les mesures de sécurité »
avaient été prises, a réagi, lundi 2 février, la maire Hélène Larrezet, qui avait interdit l’accès à la promenade, à la plage et à un hôtel situé à quelques mètres de l’océan ce week-end « au vu des conditions météorologiques annoncées ».
Météo-France avait classé le département en vigilance orange samedi.
Giflée par les vagues et les vents de l’Atlantique, la plage de cette commune de 16.000 habitants est grignotée chaque année de deux mètres en moyenne, jusqu’à cinq mètres en cas de fortes tempêtes l’hiver. Celui-ci s’annonce déjà « historique »
avec cette « tempête de plus »
, a déploré l’édile.
Un hiver déjà « historique »
« La nature a, de tout temps, fait évoluer le trait de côte »
même si durant un temps, « l’expansion balnéaire a (…) donné une perception de quelque chose de fixe »
, a expliqué l’édile qui regrette toutefois une « phase d’érosion aiguë (…) visible à l’œil nu »
aujourd’hui. « Pour s’adapter, il faut anticiper »
, a-t-elle dit, évoquant notamment la suppression d’un rond-point en haut d’une dune ou le projet de « renaturation »
de la promenade, avec un tracé à l’arrière en caillebottis bois et des aménagements « réversibles »
d’une saison à l’autre.
Des camions chargés de sable font des allers-retours pour combler le « déficit sédimentaire »
. « Il y a moins de sable qui vient sur nos plages naturellement. On aide la nature en réensablant tout l’hiver »
, a poursuivi la maire de Biscarrosse, évoquant une « stratégie adoptée par les autorités publiques et les financeurs depuis 2018, dans le cadre du déploiement de la stratégie nationale et régionale sur le trait de côte »
.
Selon les estimations du Groupement d’intérêt public Littoral, qui regroupe les collectivités locales touchées par l’érosion depuis la Charente-Maritime jusqu’aux Pyrénées-Atlantiques, plusieurs milliers de logements et commerces sont menacés par ce recul d’ici 2050, si rien n’est fait.
Certains bâtiments ont déjà été démolis, comme l’immeuble Le Signal à Soulac-sur-Mer (Gironde) et un ancien institut hélio-marin à Labenne (Landes), tandis que la destruction du phare de la Coubre, à une vingtaine de kilomètres de Royan (Charente-Maritime), a été actée l’an dernier.









