Marine Le Pen a infléchi sa stratégie de défense lors du procès en appel des assistants parlementaires européens du Front national (FN), devenu Rassemblement national (RN) en 2018. Le 30 septembre 2024, lors du premier procès, elle disait à la presse : « Nous n’avons violé aucune règle. » Le 14 janvier 2026, à l’ouverture du procès en appel, la défense n’est plus la même. « Il y avait une pratique parlementaire qui était considérée par les députés RN comme une pratique autorisée et, du jour au lendemain, le Parlement européen nous dit : “Non, les règles que vous avez cru être les bonnes ne sont pas les bonnes” », a martelé Rodolphe Bosselut, l’avocat de Marine Le Pen.
Si la ligne de défense a changé, c’est parce que Marine Le Pen « joue son avenir à la fois politique à court terme, mais même définitif », analyse Franck Johannès, journaliste du Monde qui suit le procès. Marine Le Pen a été condamnée lors du premier procès à quatre ans de prison, dont deux ferme sous bracelet électronique, et à cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire, c’est-à-dire immédiate. C’est cela qui l’empêche pour l’instant de se présenter à l’élection présidentielle en 2027.









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