Ils s’appellent Hourrail, No Plane To Go, Mollow ou Once upon a train. Ces nouveaux sites Internet ont plusieurs points communs : proposer une alternative désirable aux voyages en avion, s’adresser aux 18-35 ans urbains et diplômés, être nés, après le Covid-19, de trajectoires individuelles marquées par la dissonance cognitive face à la crise écologique.
Quand Benjamin Martinie (alias Tolt sur les réseaux sociaux), 35 ans, repense à sa vie d’avant 2019, il parle volontiers de « déni » et « d’ignorance ». Le youtubeur voyage depuis 2015, il multipliait alors les vols long-courriers, souvent sponsorisés par des compagnies aériennes. En ne voyant aucun problème « à tenir en même temps un discours très engagé sur l’environnement, fait de petits gestes individuels », raconte-t-il aujourd’hui en souriant. Cette incohérence finit par susciter des remarques appuyées sur ses réseaux et parmi ses proches, l’obligeant à se renseigner sur l’impact climatique du transport aérien. A l’été 2019, sa décision est prise d’arrêter l’avion pour faire ses vidéos.
Ce choix l’amène rapidement à se confronter au « parcours du combattant » pour organiser de longs voyages à l’international en train. Multiplication des sites et des langues, absence d’informations claires, correspondances complexes… « A côté, réserver un avion, ça se fait en trois clics », résume-t-il. De cette frustration finira par naître, début 2023, Hourrail : un site d’information et de redirection vers les bonnes plateformes ferroviaires, doublé d’un puissant compte Instagram pour partager informations pratiques, inspirations, itinéraires, actualité et débats sur le ferroviaire.
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