- Plusieurs enseignes de prêt-à-porter, dont Jott ou Okaïdi dernièrement, ont été placées en redressement judiciaire, début février.
- C’est un véritable désastre pour l’industrie textile.
- L’éditorialiste Nicolas Doze décrypte sur LCI l’hécatombe dans ce secteur.
La maison mère d’Okaïdi a été placée, mercredi 4 février, en redressement judiciaire. La veille, c’est la marque française de mode masculine Balibaris qui avait déjà subi le même sort. L’éditorialiste économie Nicolas Doze analyse la descente aux enfers du prêt-à-porter en France, dans la matinale LCI. Depuis 2019, un magasin sur cinq a fermé. Concrètement, cela représente 6.000 boutiques. D’après lui, « on a un effet sablier »
. Et d’expliquer sa métaphore : « Généralement, le haut de gamme ça va, ça tient le coup. En bas, l’ultra fast fashion chinoise, c’est un carton. Quand vous êtes au milieu, c’est là que c’est un peu la misère. »
Plusieurs raisons expliquent la zone de turbulence traversée par le secteur du prêt-à-porter. Tout d’abord, la concurrence des plateformes chinoises a fait très mal aux entreprises françaises. « Le commerce en ligne ne cesse de prendre de la place, même si ça reste minoritaire dans les achats »
, avance également Nicolas Doze.
D’après l’éditorialiste, il ne faut pas non plus négliger un autre paramètre : l’essor de la seconde main. Par ailleurs, les loyers ne cessent d’augmenter. Il note aussi qu’il « y a pas mal de villes qui ont un peu restreint l’accès aux voitures »
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Retrouvez l’intégralité de la chronique de Nicolas Doze dans la vidéo en tête de cet article.









