Des bouquets de fleurs rouges, un tapis de bougies et des larmes glissant sur les joues. Trois ans après le drame, la douleur est encore vive. En cette veillée d’hommage aux victimes du séisme du 6 février 2023, Kahramanmaras est en deuil. Ils sont plusieurs centaines à venir se presser, debout, dans le froid de la nuit, autour de l’autel dressé par la poignée de survivants de l’immeuble Said-Bey, un des 7 500 bâtiments anéantis, ce jour-là, dans cette ville travailleuse et conservatrice du sud de la Turquie.
C’est ici, à une vingtaine de kilomètres, que l’épicentre du tremblement de terre a été localisé. Selon les données, Kahramanmaras et ses alentours ont enregistré près de 13 000 morts sur les 54 000 recensés officiellement dans les 11 provinces touchées par le séisme. En ville, des fosses communes ont été créées pour enterrer plus de 5 000 corps. Un responsable municipal a mentionné que ce chiffre avait peut-être atteint le double. Les trois quarts du bâti de la cité ont été endommagés ou détruit. Depuis, près de 58 000 unités d’habitations ont été construites, d’après le décompte des services de la présidence, à Ankara. Plus de 430 000 pour l’ensemble de la région sinistrée.
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