Les analyses réalisées par Beyrouth sont formelles : l’armée israélienne a largué par avion du glyphosate à très haute concentration en territoire libanais, près de la ligne de démarcation entre l’Etat hébreu et le pays du Cèdre, dimanche 1er février. Le Liban dénonce une attaque environnementale et prépare une plainte contre Israël auprès du Conseil de sécurité des Nations unies. Les autorités s’inquiètent d’une nouvelle pollution des sols du Liban sud, une région qui reste sous le feu israélien, en violation de l’accord de cessez-le-feu annoncé à la fin de l’année 2024.
L’opération n’a rien eu d’un accident. L’armée israélienne avait informé en amont la force des Nations unies déployée dans le sud du Liban (Finul) de son intention de pulvériser une « substance chimique non toxique » dans des zones proches de la frontière. Les contingents de la force internationale ont dû s’abriter et interrompre leurs activités pendant plus de neuf heures sur une vaste bande de leur terrain d’action.
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