L’engouement pour les dernières aventures d’Astérix en Lusitanie (Hachette, 2025) et la trilogie de La Femme de ménage (J’ai lu, 2023), de Freida McFadden, ont permis de limiter les dégâts. Sans ces deux poids lourds, le marché de l’édition aurait chuté de 4,9 % en volume en 2025. A l’arrivée, le secteur a baissé de 1,6 % à 3,9 milliards d’euros l’an dernier, ce qui représente 307 millions d’exemplaires de livres neufs (− 2,5 %) selon NielsenIQ. « La baisse du lectorat est notamment liée à un arbitrage de notre temps disponible et à la concurrence avec les médias en ligne et les réseaux sociaux », explique Vincent Montagne, président du Syndicat national de l’édition (SNE).
Le marché de l’édition est peu ou prou revenu à son niveau de 2019. M. Montagne, également PDG de Media Participations (Le Seuil, Dargaud, Dupuis… ), note que, depuis cette date, « l’importance des prix littéraires a monté d’un cran ». Le prix Goncourt, La Maison vide, de Laurent Mauvignier (Minuit, 2025), a approché les 500 000 exemplaires en 2025 tandis que le prix Médicis, Kolkhoze, d’Emmanuel Carrère (P.O.L, 2025), s’est vendu à 223 000 exemplaires. Une autre tendance s’est confirmée en 2025 : la baisse en volume de la bande dessinée (− 8,9 %), en raison de l’effondrement du manga.
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