Elue grâce à un accord de coalition fragile, rendu nécessaire par plusieurs défaites du Parti libéral-démocrate (PLD), la première ministre japonaise, Sanae Takaichi, avait fait le pari de dissoudre la Chambre basse le 23 janvier. Forte du soutien de près de 70 % des électeurs – notamment chez les jeunes et les femmes, fans de son style, son stylo rose et son sac de cuir noir Hamano –, habile à devancer les autres partis sur les sujets importants et à éluder des questions piégeuses, la dirigeante est sur le point de permettre à sa formation de retrouver la majorité absolue, perdue lors des législatives de 2024 et des sénatoriales de 2025. A l’inverse, inaudible et divisée, l’opposition est menacée de déroute.
Le PLD pourrait obtenir 261 sièges, contre 198 dans l’Assemblée sortante et bien plus que la majorité simple de 233 sièges, selon un sondage réalisé du 3 au 5 février par le quotidien Nihon Keizai. Bien qu’annoncé en recul, son partenaire de coalition, Ishin, le Parti japonais de l’innovation (PIJ), pourrait assurer au couple PLD-PIJ la majorité des deux tiers.
Peu avant l’échéance, Mme Takaichi a pu bénéficier du soutien du président américain, Donald Trump. « La première ministre Takaichi mérite une reconnaissance particulière pour le travail qu’elle et sa coalition accomplissent », a écrit sur les réseaux sociaux, le 5 février, le président américain qui a invité Mme Takaichi à Washington le 19 mars.
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