- Combien de poignées de mains vous séparent de votre idole ?
- D’après le psychologue américain Stanley Milgram, nous sommes chacun à cinq intermédiaires seulement de notre célébrité préférée, soit six poignées de main au total.
- Souvent critiquée, cette théorie serait pourtant, plus que jamais, d’actualité avec les nouveaux moyens de communication.
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Le 13H
Il ne s’en doute certainement pas, mais Matisse se rapproche probablement de son idole, Kylian Mbappé, avec une simple poignée de main. « Vous pensez que combien de personnes vous séparent de Kylian Mbappé ? »
, interroge notre journaliste. Réponse du jeune homme : « Une centaine. »
En réalité, ce serait beaucoup moins. D’après le psychologue américain Stanley Milgram (nouvelle fenêtre), à peine six poignées de main nous sépareraient de n’importe qui sur Terre.
À la rencontre (indirecte) de Leonardo DiCaprio
Interrogée par les journalistes du JT de TF1, une boulangère de Strasbourg se voit poser la même question que précédemment, cette fois avec DiCaprio. « Je pense, trois »
, répond-elle, avant d’argumenter : « Je commencerais par mon oncle, qui travaille dans les effets spéciaux au cinéma. Je serre la main à mon oncle, qui va serrer la main à un réalisateur, qui peut-être connaît DiCaprio, qui va lui serrer la main. »
À quoi servent ces conjectures ? Avant tout à s’amuser. Mais si la théorie des six poignées de main a été critiquée à de nombreuses reprises, elle n’est pas un simple jeu de l’esprit. Elle sert en effet à l’agence de marketing dans laquelle nos journalistes se sont rendus, pour travailler la notoriété de ses clients.
D’après Jean-François Marnette, dirigeant de l’agence Tiz, on serait même passé de six à trois intermédiaires pour atteindre n’importe quelle personne sur Terre. « Ça, c’est les réseaux qui nous l’offrent et leurs algorithmes, qui permettent de toucher des gens, et par le jeu des repostages d’articles et ce genre de choses, permettent de nous toucher directement »
, développe-t-il. Et de conclure : « C’est ‘les amis de mes amis de mes amis, sont mes amis’. »










